En 1991, elles étaient plus d’une dizaine, ces associations culturelles, sportives, écologiques… à rayonner à travers l’ensemble des villages des communes de Maâtkas et de Souk El Tenine, omniprésente au quotidien dans la vie de la collectivité. Aujourd’hui, elles se comptent sur les doigts d’une seule main, pour ne pas dire qu’elles sont toutes plongées dans une léthargie certaine. En effet, il n’y a pas de dates commémoratives où ces organisations de masse n’ont pas manqué à l’appel. Du 20 Avril au 1er Novembre, en passant par le 12 Janvier (nouvel au berbère), 1er juin (fête de l’enfance), la fête de la poterie… Les associations villageoises constituaient une véritable cheville ouvrière dans toutes les manifestations et festivités de la cité. Les “Tafrara” de Cherkla “tigjedit” d’Aït Zaïm, “Tafsut” de Bouhamaoun, “Azbu” d’El Bir, “Ighil Aouène” du même village… représentant à elles seules la crème du tissu associatif de la daïra de Maâtkas. Pendant toute une décennie, ces virevoltantes structures arrivaient cahin-caha, combattre toute l’oisiveté qui caractérisait alors la région de par les innombrables actions qu’elles menaient. Vinrent alors les douloureux événements du Printemps noir en 2001. La quasi-totalité des acteurs du mouvement associatif a rendu la tablier pour maintes raisons. De prime abord, c’est le dénuement et la précarité qui ont frappé de plein fouet ces organismes et sont à l’origine de leur déclin. Le manque de subventions, voire même de sièges, a fait que les militants associatifs, pour des raisons sociales, ont carrément déserté les structures pour s’occuper, en toute légitimité, de leurs propres préoccupations quotidiennes.Actuellement, place à la nostalgie et au regret, car la majorité des associations, n’ont pas pu renouveler leur agrément. Des tentatives, par ci et par là d’en créer d’autres, sont toutes tombées à l’eau en raison essentiellement du manque d’engouement et de mobilisation hélas ! Seules les deux associations sportives, en l’occurrence la JSC Maâtkas et l’IRB Souk El Tenine, restent actives et tentent tant bien que mal de combler le vide.
Idir Lounès
