Bien située mais dépourvue de moyens

A travers ses maisons éparses, construites en contrebas ou aux abords de la route nationale 25, proche de Draâ El Mizan, la localité de Tizi Larbaâ ne souffre pas de l’isolement. Une infime population travaille à Bouira ou en dehors de la wilaya, d’autres, moins chanceux, tiennent le coup en puisant leurs ressources de l’agriculture, notamment de l’olivier, l’élevage et de l’apiculture. Les embauches engendrées par l’élargissement de la RN 25 n’ont pas trop duré, de jeunes chauffeurs de tracteurs, trop longtemps mis au chômage, ont accepté malgré eux, un travail à la tâche rémunéré à 100 DA le voyage de terre déplacée. D’incessantes réclamations relatives au manque d’infrastructures médicales, ont, à un certain moment, trouvé une oreille attentive des responsables locaux, mais la nouvelle construction prévue pour dispenser des soins médicaux aux habitants a été affectée à une autre priorité. Un point d’eau fait face à l’école Boutaleb-Amar de Béni Mellil, un pâté de maisons rattaché administrativement à Tizi L’arbaâ. L’alimentation en eau des 180 foyers qui forment le village dépend de la distribution des camions-citernes de l’APC de Aomar, ce qui entraîne une ruée vers le point d’eau et c’est pas la joie de voir se répéter une telle corvée. Mentalement, pour leurs soins médicaux, les villageois de cette localité ont depuis belle lurette effacé toute sollicitation d’Aomar de leur esprit. Personne ne peut contester sa place de mariée vêtue de sa robe blanche lorsqu’il neige. Il n’y a que Tizi Larbaâ qui peut faire oublier à ses habitants toutes les peines et privations qu’ils endurent.

A. Chérif