Larbaâ Nath Irathen

Plus de 4 mois sans eau

l Les citoyens du village d’Aït Frah en particulier ceux qui habitent les quartier d’Elhemam, la Crête et Izarzouguene se plaignent d’un manque criant d’eau potable dans les robinets. Les habitants de ce village de plus de 5000 âmes, ne savent plus à quel saint se vouer. Selon ces derniers que nous avons rencontrés, le précieux liquide n’a pas coulé depuis plus de 4 mois de leurs robinets, et pour cause, les conduites en place, très vétustes, n’arrivent pas à faire monter l’eau jusqu’aux quartiers cités plus haut pour défaut de pression.

La seule solution pour ces habitants est de se rabattre sur les sources d’eau du village local et de celui d’Aït Atelli pour s’approvisionner. Selon toujours nos interlocuteurs, la situation qui perdure est inacceptable malgré les appels incessants à une solution urgente auprès des services ADE et ceux de l’APC de Larbaâ. Il est à signaler que le réseau d’AEP desservant ce village souffre également d’un état de vétusté très avancé. De ce fait, d’importants travaux de rénovation des conduites sont nécessaires pour améliorer l’alimentation de ce liquide vital, car demeurer plus de 4 mois sans eau est un fait inadmissible de nos temps !

K. F.

Le loto seule distraction dans les villages

l En ce mois de Ramadhan, après le f’tour, les activités au sein des nombreux villages que compte la daïra de Larbaâ Nath Irathen sont tellement réduites que bon nombre de jeûneurs préfèrent rentrer chez-eux, au moment même où la soirée commence à peine, pour se mettre face à leurs téléviseurs en quête d’un bon film ou d’un match de football. Les amoureux des différents jeux de cartes et dominos dans les cafés maures font exception. Cependant, un autre jeu de société semble intéresser plus d’un : le loto.

En effet, des garages aménagés pendant le mois du carême font office de salle de jeux de hasard qui semblent attirer de plus en plus d’amateurs, ces derniers veillent jusqu’à une heure tardive dans la nuit, pour se livrer à ce jeu qui devient un véritable phénomène.

Dans les villages de Fort National, les activités culturelles sont quasi inexistantes, aucun village n’est doté ni d’une bibliothèque ni de cybercafé et encore moins de centre culturel. Où peuvent se rendre les gens pendant ce mois ? Dès lors, les soirées deviennent tellement moroses qu’à défaut de grives on se contente de merles !

K. F.

L’association reprend la gérance des toilettes publiques

l Des toilettes publiques ont été construites et achevées en 1998, dont la réalisation a coûté 60 millions de centimes. L’APC locale avait donné à l’association des handicapés le droit de gérance de ces toilettes ainsi que le droit de jouissance des fonds récoltés.

A peine achevées, elle ont fait l’objet d’un squat de la part d’un citoyen, tailleur de fonction pour y établir son propre commerce. Des mises en demeure ont été adressées a l’encontre de cette personne, et son explusion a été prévue des lieux, mais la procédure a duré près de huit ans, puisque ce local n’a été récupéré qu’au cours de cette année, au grand bonheur de l’association qui compte aménager ce local en un multi-service.

K. Fridi