Les boissons de tous les dangers

Dans la fabrication des boissons gazeuses ou fruitées, presque tout se joue sur le sucre, qui représente 50% de la totalité des intrants de la boisson.

La hausse du prix du sucre rend quelque peu la tâche difficile au producteur, sa marge bénéficiaire a diminué, le client achète moins que d’habitude.

Par crainte de voir leur unité de production moins productrice avec chiffre d’affaires moindre que les précédents, certains producteurs n’hésitent pas à substituer au sucre des édulcorants très nuisibles à la santé des consommateurs, surtout les enfants. Une conférence-débat a été animée le 2 octobre au siège de l’Association des commerçants et artisans algériens (UGCAA). Les représentants n’ont pas manqué de dénoncer ce recours préjudiciable pour remplacer le sucre contenu dans les boissons.

Les intervenants n’ont pas omis de relever les imperfections liées au produit sortant de l’usine, telles que la sous-qualification du personnel, l’usage des édulcorants et l’absence d’étiquettes précisant que le produit est « mauvais pour les enfants ». Entre autres défauts de fabrication, l’on a cité l’absence d’hygiène, et le manque de soins pour la mise en bouteille.

Tous s’accordent à dire qu’un tel constat est engendré par les contraintes auxquelles fait face le producteur, ils précisent que le produit fini supporte beaucoup de charges, telles que la taxe professionnelle prélevée au profit des collectivités locales, la taxation des eaux minérales, la fiscalité et la douane.

Quelques entreprises s’accaparent de la part du lion dans ce marché, elles s’adjugent 75% des 33 milliards de DA, représentant le chiffre d’affaires global.

L’étude précise que l’Algérien est un grand consommateur de boissons avec ou sans gaz, la consommation actuelle est de 45 l/an/habitant.

A. Chérif