A peine plus d’un mois après la rentrée sociale à Béjaïa, les premiers cours au sein de l’enseignement, en général font dans l’opposition.
Ainsi, une centaine de stagiaires, entre garçons et filles, de 3ème année, débutent leur stage pratique sur fond de discorde entre eux et la direction de l’institut (l’INSFP) où ils sont censés être pris en charge en matière d’hébergement. Le premier responsable de l’institut situé à Ihaddaden, 1 km environ du chef-lieu de la wilaya, leur a dénié le droit de prétendre à des résidences au sein de l’établissement. « En dépit du fait que nos dossiers répondent à tous les critères exigés des postulants au résidanat », nous a assuré, dimanche, une forte délégation de ces stagiaires venu nous exposer leur problème. La direction de l’institut, selon eux, a motivé son refus par le fait que ces stagiaires qui viennent pour la plupart de lointaines wilayas (Sétif, Bouira etc) auraient la possibilité d’effectuer leurs stages au niveau de leurs résidences d’origine. Contre-argument des stagiaires : « La plupart d’entre nous, sinon tous, avons choisi des filières (l’informatique, par exemple), dont l’enseignement ne peut être assuré au niveau des structures existant dans nos lieux de résidence ».
Le directeur de la formation professionnelle de Béjaïa ayant été approché par la délégation, a immédiatement envoyé des collaborateurs pour s’enquérir du problème auprès du directeur de l’institut concerné par le litige. Rien n’y a fait, selon les stagiaires, dans la mesure où les émissaires « se sont contentés de nous renvoyer à la case départ, soit à la direction de l’INSFP ».
Du côté de la direction de la Fonction publique, (DFP), le directeur rejoint l’argument du responsable de l’institut, à savoir que les stagiaires qui peuvent poursuivre leurs formations au niveau de leurs lieux d’origine, ne pourraient ouvrir droit à l’hébergement au sein de l’INSFP. « A tout le moins », assure-t-il « le problème sera traité « au cas par cas », en fonction de ce critère ».
Hakim O.
