Le responsable économique au niveau de l’UGTA, M. Lakhdar Badreddine a déclaré, hier au cours d’une table ronde organisée au Centre de presse d’El Moudjahid sur le pacte économique et social, sous le thème Contenu, enjeux et finalité » que l’un des éléments les plus importants dans le pacte signé récemment par la tripartite est l’engagement de l’Etat de mettre à niveau les entreprises en difficulté.
« On peut relever dans ce pacte trois éléments importants, dont celui de l’engagement de l’Etat de mettre à niveau les entreprises… », a-t-il affirmé, en présence d’un représentant du ministère de Travail, du président de la Confédération du patronat et d’un représentant, qui ont animé conjointement cette rencontre.
Il explique que la finalité de cette démarche est d’avoir des entreprises performantes pouvant faire face à la rude concurrence qui se dessine avec l’entrée en vigueur de l’accord d’association avec l’Union européenne.
Le pacte comprend, selon l’orateur, d’autres principes d’une importance primordiale à l’image de l’amélioration de la croissance, la consécration les équilibres macro-économiques,la définition de la politique industrielle de l’Etat, ainsi que la réhabilitation et la prise en charge de l’homme.
« En sus de ces éléments, il y a une nécessité de mise en place d’un observatoire de planification », assène le représentant de l’UGTA, qui ajoute que cet outil n’a rien à voir avec la planification socialiste, mais elle doit répondre à un domaine bien orienté.
Pour l’UGTA, l’accord passé avec ses deux partenaires favorise le dialogue pour consacrer la paix sociale, « il y a une préconisation des entreprises et une paix sociale pour éviter les conflits et opérer une intégration sereine du marché », dira t-il, arguant qu’il n’y a pas d’autres choix que de donner des moyens pour les entreprises pour être performantes.
Répondant à une question relative à la marginalisation des autres syndicats dans les négociations, M. Lakhdar a répliqué, sans dénier le droit de syndiquer, que « l’UGTA est la seule force syndicale qui a le droit de négocier en Algérie, conformément à la loi, qui exige les 20% pour toute formation qui prétend représentée les travailleurs. » Il soutient, toutefois que le pacte prévoit dans l’un de ses articles, une ouverture pour toute formation qui veut l’intégrer.
De son côté le représentant de la confédération du Patronat, M. Mirakchi a estimé, sans donner plus de détails, que le plus dur sera dans la phase de l’application, avant de préciser qu’ « en cas de distorsion le pacte est prévu sur une durée de quatre ans. » Pour Mirakchi même si l’idée a germé dans les années 90, sa mise en place a accusé du retard.
S’agissant justement de ce retard, c’est le représentant du ministère du Travail qui en donne la réponse. M. Zaydi après avoir estimé que le pacte n’est pas une tendance, mais c’est un engagement, modifiant une situation, il dira toutes les conditions sont réunies pour achever le processus du dialogue. De prime abord, « actuellement il y a un consensus sur le programme économique du Président. » Le deuxième point a trait à la croissance, qui a atteint 6,3 en 2006.
A la question de savoir si la signature du pacte répond aux futures échéances électorales, le représentant du gouvernement a indiqué que « c’est un pacte qui est venu après que les conditions soient réunies, il n’ y a aucune considération politique. La preuve, c’est qu’il s’étalera jusqu’à 2010. «
Pour appuyer sa thèse, il dira que le pacte répond plus aux échéances mondiales telles l’adhésion de l’Algérie à l’OMC et l’entrée en vigueur de l’accord d’association avec l’Union européenne.
Zahir Farés, membre du (CNES) a préféré intervenir, à titre individuel en tant que spécialiste, pour apporter plus son témoignage sur les conditions de conclusion du pacte, et le rôle joué par le CNES, notamment dans la répartition des richesse entre les différentes classes de la société.
Il estime qu’il est (le pacte NDLR) conclu dans un moment important, celui de la réconciliation et la relance du développement.
Boudaoud M.
