« On n’est pas bien équipé pour lutter contre les incendies »

La Dépêche de Kabylie : à l’instar d’autres régions en proie aux flammes, votre commune à été le théâtre d’une série d’incendies criminels. Avez-vous un commentaire à faire sur la prévention ?

Idris Ahmed : plusieurs hectares de nos forets on été réduits en cendres. En matière de prévention, je peux dire que les opérations d’assainissement des forêts telles que le débroussaillement, l’aération des sous-bois ainsi que d’autres travaux sylvicoles demeureront sans effet sans une prise de conscience de tout un chacun afin d’éviter les conséquence dramatiques de ces sinistres sur le milieu naturel et, par ricochet, sur la vie humaine.

L’Etat est-il en mesure d’affronter ces catastrophes, notamment dans notre wilaya ?

Par rapport à la lutte contre ces feux, les structures chargées de ces opérations ne sont pas suffisamment équipées pour mener à bien leur tâche. A cela s’ajoute l’absence de la Protection civile (sapeurs-pompiers) dans certaines régions comme Souk El Ténine, Melbou, Darguina et Tamridjet, ce qui aggrave les risques d’incendie.

A votre avis quel est le meilleur moyen de lutte contre ces incendies ?

La diversification des forêts par la mise en place d’espèces de pare-feux biologiques, l’entretien et l’assainissement des forêts ainsi que leur remembrement d’un côté et la présence de sapeurs-pompiers dans toutes les régions et les doter de moyens d’intervention efficaces.

Entretien réalise par Rabah-Zerrouk