Ces malades mentaux abandonnés

l Entre autres dangers qui guettent le citoyen aujourd’hui, ces malades mentaux qui errent à travers les rues et routes de nos villes et villages. Ils sont partout du lever au coucher du soleil, de tous âges et des deux sexes. Certains sont agressifs et violents, à l’exemple de cet homme, la trentaine, qui a failli s’attaquer à un magasin d’électroménager à la sortie est de la ville, la semaine écoulée. Un autre exemple est celui d’un citadin qui a reçu une bouteille en verre en pleine figure, lancée par un fou furieux. Les exemples de ce genre ne manquent pas à Larbaâ Nath-Irathen. Leur vue met mal à l’aise bien du monde spécialement les bambins et les femmes. Ces derniers temps, certains malades mentaux versent dans la violence et l’obscénité, ce qui engendre un climat d’insécurité quasi-permanent par leurs réactions imprévisibles. La sonnette d’alarme, après avoir été tirée à plusieurs reprises sur la tragique situation, n’a connu autant que l’on sache aucune amélioration jusqu’à présent, et leur nombre ne cesse de croître de jour en jour. Encore une fois, il n’est pas inutile de rappeler à leur devoir les autorités concernées par la sécurité et la tranquillité des citoyens. Ils ont également le devoir impérieux de mettre à l’abri ces êtres inconscients de leurs actes et leur assurer le nécessaire, tout en veillant à ce qu’ils ne présentent aucun danger pour autrui. De toute évidence, outre le danger que ces « aliénés » représentent, leur présence en grand nombre dans nos cités et ailleurs signifie l’absence totale de prise en charge et la démission de l’Etat dans ce créneau qui reste très sensible.

La saturation des établissements sanitaires spécialisés dans le domaine ne justifie en aucun cas cette démission.

S. K. S.