Bien que Tizi-Ghennif ait obtenu le statut de daïra depuis déjà une quinzaine d’années, elle continue à dépendre de Draâ El-Mizan dans certains secteurs. Certes, elle a bénéficié de certains services. Sur le plan sanitaire, il n’y a pas eu de projets. Pourtant, les élus locaux ont de temps interpellé les pouvoirs publics à ce sujet. En 2002, lors de la visite de l’ex-wali de Tizi-Ouzou (M. Hocine Ouadah), ils ont exposés la situation dans laquelle se trouvait ce secteur.
« Nous avons demandé un mini-hôpital. Notre daïra ne dispose que d’un ancien dispensaire de l’époque coloniale ainsi qu’une maternité qui manque de tout », nous a rappelé un ex-élu de l’ancienne assemblée.
Effectivement, même le directeur du secteur sanitaire de Draâ El-Mizan avait demandé au wali de programmer un centre de santé digne de ce nom. Une source proche de l’APC actuelle nous a finalement confié que Tizi-Ghennif a bénéficié d’un projet de réalisation d’un centre de santé. Notre source nous a ajouté que toutes les démarches préliminaires ont été déjà entreprises : choix de terrain, études techniques, inscription du projet… Actuellement, a enchaîné notre source, ce dernier est au stade de la consultation.
« D’ailleurs, l’avis d’appel d’offres a été lancé », a conclu notre interlocuteur. La réalisation d’une telle infrastructure sanitaire ne fera qu’atténuer les souffrances des patients qui devront se déplacer vers l’hôpital Krim Belkacem de Draâ El-Mizan. Il est attendu, par ailleurs, de prendre en charge tous les problèmes de la maternité même si au niveau de cette dernière, le personnel est entièrement dévoué à sa mission. Dans cet ordre d’idées, il convient de rappeler qu’au niveau de la commune de M’Kira, dans la même daïra, la maternité rurale n’a jamais fonctionné en raison du manque d’équipements et de personnel. Quant à l’ambulance, la wilaya l’avait finalement dotée. « La mise en service de la maternité est une urgence dans cette région. Il ne faudrait pas oublier que les futures mamans se déplacent jusqu’à Draâ El-Mizan ou parfois jusqu’à Bordj Menaïel », estime un citoyen de Bouhadj. En revanche, il nous a été donné de constater que les unités de soins continuent à prodiguer les soins primaires aux malades : injections, pansement, vaccins…en attendant le passage ou l’affectation d’un médecin pour la périphérie, notamment dans cette contrée où les patients n’ont pas les moyens de régler une ordonnance chez le privé.
Amar Ouramdane
