l Un des premiers effets de la sécheresse d’automne porte sur les prix de l’alimentation du cheptel. Au marché hebdomadaire de ce mercredi, le fourrage de vesce avoine se vendait au prix prohibitif de 2 240 DA le quintal, une seule botte, de poids douteux, (le poids standard de 25 kg n’est pas toujours respecté) coûte 560 DA ! Le fourrage naturel, de moindre qualité, atteint la barre des 1 800 DA le quintal. Les éleveurs qui tiennent encore à garder leur cheptel doivent à l’évidence se saigner pour les alimenter.
Et ils ne peuvent songer à se rabattre sur les aliments concentrés. D’abord, il y a l’exigence d’un coefficient d’encombrement à respecter au niveau de l’appareil digestif des ruminants, nécessitant une quantité journalière de fourrage. Ensuite, le prix des aliments concentrés est lui aussi en hausse depuis une semaine. L’orge est à 2 500 DA le quintal, et l’aliment pour vache laitière se vend à 3 000 DA/ql.
Un revendeur justifie cette hausse par l’indisponibilité du maïs et donc sa cherté. Même le « son gros », pourtant de moindre valeur en matières azotées digestibles, se vend à 200 DA le kg. Autant dire que pour les éleveurs sans ressources fourragères propres, et c’est le cas de la majorité des éleveurs de montagne, le maintien d’un cheptel relève du parcours du combattant.
M. A.
