Le dernier accident en date survenu au village Ath Hammad vient nous rappeler l’absence totale d’un moyen d’évacuation des victimes de divers accidents au niveau local. Malgré l’existence d’un centre de santé doté d’un parking et ayant un volume de travail considérable car assurant la couverture sanitaire à une population estimée à 1 300 âmes réparties sur six (6) villages dont trois (3) situés en haute montagne. Avec la commune d’Aghbalou, la commune de Saharidj est celle où les risques d’accidents sont multipliés par deux par rapport aux autres communes de la daïra de M’chedallah, en raison de leur position géographique car situées en pleine montagne, ces deux communes sont les plus éloignées du secteur sanitaire de M’chedallah et des unités de la Protection civile. La répartition des ambulances à travers cette daïra est loin d’être équitable, elle n’a tenu compte ni de l’éloignement ni de la démographie et encore moins du relief propre à chacune d’elles et des citoyens continuent à mourir souvent n’importe comment, faute de moyens, adéquats de transport si ce n’est à l’arrière d’une camionnette bâchée ou pliés en deux sur le siège d’une petite voiture et encore faudrait-il trouver tout de suite un véhicule disponible. Les accidentés présentant d’importantes blessures n’arrivent jamais vivants à l’hôpital et combien de femmes ont accouché en pleine route. Le risque des citoyens nécessitant une prise en charge urgente par un personnel qualifié est carrément doublé, ce qui ne semble pas émouvoir ni les autorités locales ni ceux du secteur sanitaire au moment où le ministre de tutelle déploie d’énormes efforts pour la mise en place des moyens technologiques de pointe pour une prise en charge efficiente en matière de santé publique. Le fait d’affecter une ambulance au centre de santé de Saharidj serait vital pour la population.
Omar Soualah
