La commune n’arrive pas à venir à bout de ses détritus

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Détritus, sachets et autres saletés, tel est le déplorable décor qui accueille tout visiteur qui arrive à Saharidj. Cinq (5) ouvriers (éboueurs) et un tracteur affecté en permanence au nettoyage du chef-lieu de la commune n’arrivent pas à venir à bout des détritus qui enlaidissent ce qui pourrait, sans ces saletés, devenir une coquette petite ville avec un panorama de rêve. Cette équipe est-elle supervisée ? Y a-t-il un programme de ramassage des ordures ? Au vu des immondices qui jonchent tout le périmètre urbain, il y a fort à croire que le seul changement constaté est la couleur de ces ordures composées en majorité de sachets blancs partout et dans les moindres recoins. Même la végétation qui ceinture la ville a eu sa part : les buissons sont décorés de sachets blancs s’accrochant aux branchages.

Chacun de ces buissons a son “turban blanc” qui ondule au gré du vent. A la nouvelle décharge publique, non encore aménagée, le peu de sachets qui y arrivent, ne tardent pas à être éparpillés par le vent d’ouest dominant et auquel fait face cette décharge. Toutes les ordures légères que peut soulever le vent sont poussées vers le cimetière communal situé à quelques cent mètres a l’est de la décharge, du côté nord où se trouvent le CFPA et le lycée, lesquels sont “bombardés” de sachets.

Ces éboueurs qui ne travaillent que quelques heures en début de journée ne doivent-ils pas veiller à brûler ses sachets les après-midis ? Au niveau de cette décharge, la situation relatée est due en particulier à l’anarchie dans l’exécution de cette tâche quotidienne de ramassage d’ordures, laquelle, semble-t-il, est laissée à l’appréciation, au gré et à l’humeur de l’équipe des éboueurs qui font ce qu’ils veulent en l’absence de contrôle de leur suivi sur le terrain. L’exemple le plus frappant est du côté de la cité Thaydha où les habitants jouxtant un terrain vague sont ceinturés par des amoncellements d’ordures qui forment de véritables foyers d’épidémies, surtout pour les enfants qui viennent jouer et fouiner dans ces saletés.

Omar Soualah

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