Plusieurs projets et pas des moindres, initiés ici et là au niveau de la daïra de M’chedallah, demeurent suspendus et voués à l’incertitude d’autant que des blocages semblent miner leurs engagements. Cela est du moins ce qui s’y apparente dès les premiers abords, surtout que pour certains ça fait déjà très longtemps qu’on en parle dans les coulisses. D’abord, il y a le projet d’exploitation d’une partie du débit de la Source noire (Lainsar Averkan) au niveau de la commune de Saharidj, dans un circuit de mise en bouteille de l’eau minérale. Ce projet continue à somnoler dans les tiroirs de l’administration en dépit de l’accord de principe des Autorités communales de Saharidj et de l’étude technico-financière établie par le groupe Cevital (promoteur de ce projet) et qui porte sur la création de plusieurs emplois directs et indirects. L’apport économique ainsi que les opportunités d’investissement offerts par une telle réalisation ne sont plus à démontrer ; mais les raisons du blocage du projet demeurent jusque-là inconnues.
Du côté de la commune d’Ahnif, c’est le projet d’exploitation d’un gisement de gypse, sis au lieudit Ighzer Oumezyav, annoncé depuis déjà plusieurs années, mais qui reste captif des calculs étroits d’une certaine caste qui en fait un moyen pour semer le trouble au point de vouloir monter la population de la localité d’Ahnif contre celle d’El Adjiba où il est prévu l’installation des unités de traitement du plâtre. Cependant, pour ce qui est de ce projet, les autorités semblent pour une fois imperturbables devant la zizanie qui émaille son lancement, d’autant qu’on apprend de sources sûres, qu’une société d’envergure est déjà sur le site pour explorer l’endroit et étudier les modalités de son exploitation. D’autres sources, moins crédibles cette fois-ci, affirment que le projet sera incessamment lancé, sans toutefois parler de quelque chose d’officiel. Des pourparlers ont certes eut lieu entre les autorités communales d’Ahnif et certains promoteurs économiques, mais le problème de mise en service demeurera toujours posé tant que les tergiversations et autres spéculations inavouées battront encore leur plein.
D’autre part, on se rappelle tous à M’chedallah, le projet de la création d’un centre universitaire initié, il y a de cela quelques années, et qui a été miraculeusement enterré à jamais à cause, dit-on, de l’opposition d’une certaine caste de citoyens « influents » ayant tout fait pour que ce projet soit remis aux oubliettes. Tant d’autres projets du genre, et plus particulièrement ceux initiés par des privés dont des investisseurs venus de divers horizons, se trouvent bloqués pour des raisons qu’on ignore. Ce qui ne manque pas d’accentuer l’état de déliquescence au niveau de cette région où l’on ne trouve pas, à présent, une entreprise et/ou une fabrique, aussi minime soit-elle, qui arrive à s’y installer. C’est là une situation qui ne doit pas laisser indifférents.
Les hautes autorités du pays ne cessent de fournir des efforts monumentaux pour promouvoir l’investissement à travers les différents dispositifs, jusque-là mis en branle, cela d’autant que la région de M’chedallah n’est pas en reste puisqu’elle recèle plusieurs richesses et offre, par delà son importance géographique, des opportunités d’investissement jusque-là inexplorées.
L. Khaber
