Les moyens techniques de lutte au menu

Une rencontre sur l’émigration clandestine aura lieu vers la fin du mois en cours au Sud de l’Algérie, apprend-on auprès de source sûre. Ce conclave auquel prendront part des experts européens en la matière aura lieu dans la ville d’Ilizi, situé sur les frontières algéro-maliennes et réputée pour être un centre de transit de l’émigration clandestine à partir des pays du Sahel, vers les pays du Nord. Cette rencontre de coordination aura à débattre des moyens susceptibles de faciliter la mise en œuvre des accords réalisés à ce jour dans le contexte de la lutte contre ce fléau, qui a soulevé une levée de boucliers de part et d’autre de la méditerranée, suite au drame des clandestins de Melilia, l’enclave espagnole au Maroc. L’Algérie qui cherche à moderniser et intensifier ses moyens de contrôle sur ses vastes frontières du Sud, est particulièrement ciblée par les autorités des pays de la rive Nord de la méditerranée, au regard du ballet diplomatique, auquel, elle a été soumise depuis un certain temps, dont le dernier en date était la visite du ministre de l’intérieur français, Nicolas Sarkozy, qui a eu à débattre de ce phénomène avec son homologue algérien.

Cette réunion s’avère une consécration d’un travail de concertation entre les pays concernés par le phénomène de l’émigration, dont notre pays qui fait les frais de par sa position géographique et de l’étendue de ses territoires.

Partie prenante active de cette initiative donc, l’Algérie cherche à profiter de ces opportunités pour moderniser ses services des Douanes et du coup doter les gardes frontières de moyens adéquats pour cette mission. De pays de transit, l’Algérie devient également un pays d’émigration clandestine, en témoignent les récents événements en Oranie, liés à des réseaux organisés d’émigration illégale, ce qui constitue une autre aubaine de taille pour les pouvoirs publics. Pour rappel, l’Algérie à souvent exprimé son appréhension quant à l’efficacité du recours exclusif aux moyens sécuritaires pour endiguer ce phénomène. Il est entendu par le traitement global de l’émigration clandestine, une aide au développement des pays pauvres et surtout, un traitement qui prend en charge les considérations humanitaires dans ce dossier. Ce qui a fait que l’Algérie a refusé d’ériger des centres de transit sur ses territoires, ou de jouer au rôle de centre de filtrage de l’émigration. La rencontre de cette fin du mois au Sud de l’Algérie est perçue comme l’amorce de la mise en œuvre des accords réalisés jusqu’à ce jour.

Hadj Bouziane