Rien ne va plus dans le secteur de l’eau au village Tifra. La sécheresse, qui sévit dans le pays depuis quelques mois, a rendu la situation hydrique, déjà peu reluisante ; presque intenable. Du côté des comités de Takhnaqt et Tighilt, on est déjà passé au rationnement de l’eau par famille. La fontaine « Tala El Djemaâ », à sec depuis le début du mois de novembre, n’est ouverte au public que huit heures par jour et six jours par semaine. Ajouté à la détérioration de la pompe, à El Hammam, la situation a failli devenir explosive n’était le changement, même tardif, de la pompe.
Mais ce qui fait sortir de ses gonds la majorité des citoyens du village, c’est le problème d’arrivage qui a été posé à maintes reprises à l’Autorité communale mais toujours sans résultat. Du coté de Tabarant, les 3/4 de la source, qui devraient arriver au château d’eau du village n’y sont jamais parvenus et la jeunesse du village est impatiente : ou bien l’Autorité communale prend ses responsabilités pour donner au village son dû ou bien c’est la jeunesse du village qui prendra en charge le problème en le réglant à sa manière. Les responsables où qu’ils soient sont ainsi informés des conséquences néfastes qui peuvent en découler si le village se trouve toujours lésé dans ses droits. Concernant l’eau de l’ADE, le problème persiste toujours : les quantités qui arrivent sont insignifiantes. Cela provient, selon les responsables des comités du village, du petit diamètre de la conduite allant de Tizi à Tifra. Là, tout le monde est d’accord sur la nécessité de changer ce tronçon de la conduite. Le village Tifra a soif et il l’a crié à plusieurs reprises. Pourvu que ses cris soient enfin entendus, et ce avant qu’ils ne deviennent des vociférations.
Boualem B.
