Les nombreux libraires que comptent les communes relevant de la daïra de Maâtkas ne cachent plus leur mécontentement devant l’absence de la diffusion de la presse à travers tout le territoire de la circonscription et ce, nonobstant leurs multiples interpellations auprès des sociétés de diffusion. En effet, c’est par leurs propres moyens que ces commerçants, pour la plupart des jeunes, se procurent les différents titres de la presse nationale à partir de Tizi Ouzou pour les revendre ensuite à leur juste valeur pour certains et avec une maigre marge de bénéfice pour d’autres (12 DA). « C’est peut-être l’unique circonscription que les diffuseurs boudent à travers toute la wilaya de Tizi Ouzou et nous ignorons la véritable raison. Pourtant, nous ne sommes situés qu’à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya », dira fort à propos, M. Saâd, libraire à Souk El Khemis. L’argument sécuritaire avancé par certains n’est pas si évident, dès lors que ce sont toutes les régions de la Kabylie qui vivent cette insécurité.
Aussi, il convient de rappeler qu’en raison précisément de l’absence de la diffusion officielle de cette presse écrite tant lue à Maâtkas, les différents quotidiens arrivent plus souvent en retard et c’est ce qui fait que les férus de la lecture se rabattent sur Internet pour s’enquérir de l’actualité avec un prix de revient largement plus cher.
En tout état de cause, c’est l’énième interpellation des lecteurs et des libraires de la région qui comptent initier bientôt une pétition qui serait adressée à qui de droit pour que les journaux soient distribués à Maâtkas par les sociétés de diffusion comme cela se fait à travers les 20 autres daïras de la Kabylie. A bon entendeur.
Idir Lounès
