Ramassage scolaire, dites-vous ?

C’est par fourgons de transport-voyageurs que la plupart des collégiens des villages Guendoul et Imzizou, notamment, rejoignent leur établissement sis dans le village Kahra. Leurs camarades d’El Hemri le font plutôt à pied pour le grand nombre d’entre eux dans la mesure où ils ont cet avantage que leur village soit situé à peu près à 2,5 kilomètres seulement du CEM ! Faire des navettes de plus de 4 km en aller et retour n’est-ce pas une corvée ? Ils ne sont pas les seuls : on voit le long du CW 174, aux heures de pointe, des enfants de tout âge, chemin faisant, faire du stop vers l’une ou l’autre destination. Les écoliers du primaire des petits hameaux d’à côté vivent aussi la même situation. Inutile d’énumérer les aléas et les dangers que tous ce beau monde affronte quotidiennement.

En somme, le ramassage scolaire est quasi inexistant dans cette région de la commune de Fréha : chacun est livré à lui-même ; il se débrouille comme il peut et selon les moyens. Une situation qui dure depuis quelques années en fait. « Moi, je n’ai qu’un seul enfant scolarisé dans ce CEM. Je peux peut-être me permettre d’assurer le transport avec le prix de 20 DA par jour, soit 10 DA l’aller et 10 DA le retour. Mais il faudrait se mettre à la place d’un père de deux ou trois élèves… « , nous dit en substance un villageois d’Imzizou. Les collégiens de ce village peuvent, en outre, se permettre « des balades » à pied quand la situation financière de leurs parents est délicate, étant donné que celui-ci n’est quand même distant que de trois (3) km de leur lieu de scolarité. Un choix que n’ont pas leurs camarades de Guendoul, situé bien plus loin. Pour El Hemri, ce sont surtout les transporteurs assurant la navette qui devraient faire défaut.

Quoi qu’il en soit, cette situation du manque de ramassage scolaire ne doit, en tout cas, arranger les affaires ni des élèves ni de leurs parents bien que les transporteurs de voyageurs font en sorte de satisfaire tout le monde. Heureusement, d’ailleurs…

M. O. B.