« La délivrance des autorisations de construire dans le périmètre urbain devrait être suspendue jusqu’à nouvel ordre », telle est la suggestion de M. Mazzouz, à propos de l’instabilité du sol d’une grande partie de la ville.
En effet, le terrain sur lequel est érigée Aïn El Hammam et ses alentours immédiats n’a pas encore livré tous ses secrets, bien que des études soient en cours. Aucune information pouvant réconforter les citoyens n’a filtrée. Ce qui laisse place à toutes les supputations. Il est prévu, apprend-on, qu’environ 150 ha soient soumis à une étude géotechnique globale qui déterminera les travaux à réaliser pour stabiliser les lieux.
Pour l’heure, on ne peut qu’émettre des hypothèses tout aussi plausibles, les unes que les autres. « Dans le souci d’éviter d’aggraver la situation ou de mettre inutilement, les citoyens, en danger, il faudrait penser à suspendre toute nouvelle construction dans le périmètre menacé ». Il semble que ce soit, à titre préventif, une des premières mesures qui sera prise, incessamment, par les autorités.
En tout cas, c’est ce qui a été préconisé par le wali de Tizi Ouzou, lors de sa visite, il y a quelques jours à Aïn El Hammam. Cette mesure ne concernerait, bien sûr, que la ville.
En effet, ayant constaté de visu, que le terrain sur lequel était implantée la ville et les alentours était instable, M. Mazouz n’a pas mâché ses mots : « En matière de sécurité, on ne doit pas lésiner sur les moyens », nous opterons pour un système de galeries, s’il le faut, pour drainer toute la cité ». Si les projets étatiques peuvent être suspendus, il sera, cependant, difficile de mettre un frein à la prolifération de constructions illicites auxquelles se trouvent confrontées les autorités.
Ce à quoi le premier responsable de la wilaya a répondu sans équivoque : « Nous devons éviter le fait accompli même s’il faut détruire les constructions non autorisées ». Les citoyens doivent comprendre que ces mesures vont dans le sens de leurs intérêts.
Les autorités doivent leur épargner des pertes en argent et surtout de mettre en péril, leur vie. De nombreux bâtiments ont vu le jour ces dernières années, le long de la rue Colonel-Amirouche et pourraient, de par leur poids peser sur la stabilité du sol. Bien que des fissures soient apparues à l’intérieur même de certains appartements, la cote d’alerte n’est pas atteinte et les locataires n’ont pas quitté leurs toits, contrairement à ce qui est rapporté ça et là.
Ce qui n’empêche pas les autorités, sans être alarmistes, de prendre des mesures préventives, dans l’intérêt des personnes et de leurs biens.
Nacer B.
