»Nous sommes victimes de l’injustice”

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Ayant été victimes « d’un refoulement et d’une interpellation illégale » par les forces de police dans la nuit du 28 novembre dernier, les travailleurs compressés de l’entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger (ETUSA), ont organisés hier sur l’esplanade de la Maison du peuple un point de presse au cours duquel ils ont dénoncés haut et fort, l’attitude du secrétariat national qui a déposé une plainte à leur encontre, leur suggérant toutefois de quitter les lieux sans condition aucune. Et de réclamer leur indemnisation des huit ans de chômage, ainsi que leur réintégration immédiate.

Lors de son intervention, Kharoubi Mohamed, représentant de cette frange, en grève de la faim depuis le 28 octobre dernier, a fait un tour d’horizon qui a la situation de ses camarades depuis leur compression en 1998. Il a déclaré dans ce sens que : « nous sommes victimes de l’injustice et d’abus de pouvoir ». et d’ajouter que c’est le président de la fédération des transports qui nous a invité à venir pour chercher un remède. Ainsi donc pour régler définitivement le problème des travailleurs de l’ETUSA. « Et ce devant les promesses non tenues du secrétaire général de l’UGTA qui nous a assuré de prendre en charge notre dossier, mais vainement », regrette-t-il.

Après maintes demandes auprès de la CNAC enchaîne l’interlocuteur, « il s’est avéré que la compression a été illégale », a déploré Kharoubi. Ce dernier n’a pas cessé de dénoncer la pression et l’injustice qu’ils subissent d’une part et les pratiques anti-sociales de certains « soi-disant » responsables syndicaux de l’autre. « Ce sont ces soi-disant responsables qui ont bafoué avec brutalité l’un des principaux fondements des luttes syndicales », a t-il scandé.

Les ex-employés de l’ETUSA, qui n’ont pas pu prendre leur mal en patience semblent décidés d’aller plus loin dans leur combat, en faisant savoir qu’ils vont saisir les hautes sphères d’Etat afin de solutionner leur problème. Dans ce registre, Kharoubi, a déclaré qu’après avoir fait l’objet « d’un mépris arrogant et d’une injustice abusive », les travailleurs en question ne comptent pas rester les bras croisés. Pis encore ajoute le syndicaliste, « on va pousser le bouchon plus loin jusqu’à l’obtention de gain de cause « .

A cet effet, le représentant des travailleurs compressés de l’ETUSA, a affirmé « qu’un courrier » sorte d’une demande d’enquête sera transmis au ministre de l’Intérieur, au chef du gouvernement et au président de République ainsi qu’à la ligue algérienne des droits de l’homme (L’ADDH) pour les interpeller à mettre un terme au “mépris et à l’exclusion sociale des travailleurs’’. il sera également question de leurs intervention pour arrêter « les interpellation arbitraires et illégales à l’encontre des travailleurs qui ne réclament que leur droits les plus élémentaires », enchaîne, Kharoubi, réitérant toutefois la possibilité de revenir à la charge dans le cas où leurs revendications ne seront pas satisfaites.

R.D.

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