Vers un partenariat algéro-français

Le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a donné hier à l’hôtel El Aurassi, le coup de starter au travaux du colloque international sur les pôles de compétitivité et d’excellence en Algérie organisé par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, et ce, devant un grand aréopage de personnalités nationales et étrangères et d’autres acteurs intervenant de la sphère économique. Une rencontre rehaussée par la présence du ministre délégué français de l’Aménagement du territoire, Christian Estrosi, et du vice-président du Sénat francais et également maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, venu en visite à Alger à la tête d’une forte délégation de personnalités politiques françaises. Lors de son allocution, M. Belkhadem a rappelé que l’Algérie traverse une phase charnière de son développement. « Notre pays a été transformé grâce à une politique volontariste de lutte contre le sous-développement », a-t-il estimé et d’ajouter qu’il y a lieu « de prendre les précautions en tenant compte des exigences internes et des impératifs souvent contraignant de la mondialisation ». Le chef du gouvernement a insisté sur « l’équité sociale et l’équilibre régional » pour surmonter les entraves structurelles, et ce, en intégrant une politique audacieuse de valorisation des ressources humaines. Selon lui, il est impératif que les revenus des hydrocarbures soient mis à profit dans une conjoncture marquée par la volatilité des prix du pétrole. Au cours de son intervention. M. Estrosi a souligné, d’emblée, que ce colloque vise le renforcement de l’attractivité des territoires par l’innovation. Le ministre délégué français de l’Aménagement du territoire voit dans la « diversité des territoires de l’Algérie et de la France » une de leurs grandes caractéristiques. « Je considère cette diversité comme une richesse. C’est l’addition de ces particularismes et des ces compétences qui conduisent à créer la richesse », a-t-il soutenu. Il a fait savoir que la réduction de la fracture entre les zones urbaines est un enjeu pour les deux pays, en estimant que ce processus est voué à l’échec, à l’ombre d’un développement économique qui ne prodigue pas à tous du travail. M. Estrosi a tenu à expliciter dans le détail l’expérience française en matière d’aménagement du territoire. « 66 pôles de compétitivité ont été labellisés et irriguent l’ensemble du territoire français. Ces projets représentent 4000 chercheurs et 1,4 milliard d’euros d’investissement », s’est-il enorgueilli. Ces pôles induisent, selon lui, la création de nouvelles richesses à valeur ajoutée, de postes d’emplois qualifiés et permettent de se positionner sur les marchés mondiaux. Le représentant du gouvernement de de Villepin a exposé l’offre de partenariat de la France autour du thème des pôles de compétitivité notamment à travers la réalisation d’un diagnostic et l’identification de créneaux porteurs. Il y sera également question de l’élaboration du cahier des charges et la mobilisation des acteurs. M. Estrosi a proposé pour plus d’efficacité un projet-pilote qui sera réalisé dans la région des haut-plateaux, non sans laisser aux autorités algériennes le soin de définir la nature dudit projet de partenariat

Hocine Lamriben