Elle était prévue pour assurer un poste de travail pour au moins un habitant sur six dans la commune d’Azeffoun à sa création. Les autorités de l’époque ont misé sur l’ouverture de soixante-dix-sept entreprises, avec à la clé plus d’un millier d’emplois, la zone d’activité de la station balnéaire avait suscité, en effet, de gros espoirs auprès du petit peuple. Mais, le temps a passé et tout le monde a été forcé d’abandonner le rêve d’une carrière professionnelle dans la région. Aujourd’hui, qu’en est-il de la situation ? Le site couvrant plusieurs hectares de terre arable faisant rêver les paysans, situé à un jet de pierre de la ville et du port, en bordure de la RN 24 et viabilisé, compte deux fabriques en exercice seulement. Il s’agit de l’unité de fabrication des biscuits Biscal qui emploie une quarantaine d’ouvriers et une autre d’aliment de bétail qui fonctionne, elle, avec une dizaine de personnes. Des résultats bien maigres comparés aux prévisions de départ ! Il est inutile de dire que les chômeurs en quête désespérée d’un poste d’emploi, ne tournent plus leurs regards du côté de cette zone « industrielle ». La situation n’étant plus ce qu’elle était au temps de sa pompeuse création il y a une quinzaine d’années. Aujourd’hui, les chômeurs comme les autorités, ont revu leurs cartes. Si bien qu’en désespoir de cause, l’Office de promotion des investissements, seul maître à bord dans la zone, après des années de silence et de laisser-aller, a sommé tous les acquéreurs d’investir ou de restituer les terrains. La procédure date de quelques mois déjà et aux dernières nouvelles, les acquéreurs n’ont ni investi ni restitué les terrains.
Connaissant les entraves de la bureaucratie chez nous, la procédure de forcer la main aux acquéreurs ou la récupération des terrains sera certainement longue et sinueuse. Tout dépend de la détermination de l’Office de promotion des investissements. Par ailleurs, il reste à souhaiter enfin que cette amère expérience de la commune d’Azeffoun servira de leçon à l’avenir pour toutes les localités du pays.
G. M.
