Le petit-déjeuner dans les cantines scolaires, accueilli avec satisfaction

La tournée matinale en compagnie de M. Aberkane, inspecteur primaire de la deuxième circonscription (Tadmaït et Tirmitine) à l’école du centre-ville de Tadmaït nous a permis de constater sur le terrain les bienfaits du petit-déjeuner servi à 230 bambins.

C’est dans une ambiance bon enfant que les bénéficiaires prirent leur petit-déjeuner.

Celui-ci est constitué d’un bol de lait au chocolat accompagné d’un morceau de pain au beurre ou à la confiture. Il est à signaler que ce « bol de lait » est généralisé dans toutes les écoles primaires pourvues d’une cantine scolaire.

Sur place, nous avons trouvé trois directeurs : la directrice de l’école visitée, les directeurs des écoles Kaf El Agab et Ichakallen qui se sont confiés à nous sur des sujets touchant la profession et les élèves en général.

Ainsi, tous s’accordent à dire que « l’instauration du petit-déjeuner dans les cantines apporte un plus aux élèves. De nombreux, notamment les démunis, viennent à l’école sans prendre de café ou de lait chez eux. Dans ce cas, comment vont-ils fournir des efforts ? ».

L’allocation journalière et par élève pour le bol de lait octroyée par l’Etat (donc la direction de l’éducation) est de 3 DA. « Une somme qui est très loin des prix réels. Le bol de lait n’est pas loin des 12 DA ». Le crédit alloué pour le trimestre, 52 jours ouvrables, pour 120 bénéficiaires (Kaf El Agab, par exemple) s’élève à 18 720,00 DA, pour les mois d’octobre, novembre et décembre. La décision nous est montrée par le directeur. Pour Ichaâlallen, ce sont 80 bénéficiaires.

Gérées par les APC, les écoles primaires ne sont pas prises en charge d’une manière sérieuse. Et c’est là, l’origine des conflits qui opposent le plus souvent les responsables aux élus locaux. « Les APC doivent nous aider.

C’est dans l’intérêt des enfants de la commune. Nous manquons de personnel d’entretien, de concierges, de veilleurs, d’agents dans les cantines. Il nous arrive, souvent, de retrousser nos manches et de donner un coup de main au cuisinier. Le personnel pédagogique assure le service. Les enseignantes s’occupent aussi de la cuisine ». La cantine de l’école Smaïl-Ouaci de Tirmitine Haute (sur les hauteurs, les hivers sont rigoureux), n’est pas encore dotée d’un matériel adéquat : (bloc cuisson) « elle fonctionne depuis octobre en servant des repas froids ».

Le directeur de l’école Kaf El Agab nous étale le matériel de cuisson de sa cantine : « Une grande cuisinière et deux Chappées, c’est tout ».

Pour le gaz butane, c’est une autre histoire. « Afin que nos écoles primaires fonctionnent normalement, nous préconisons une gestion autonome, comme cela se fait dans les cycles supérieurs, par exemple, ou trouver une autre formule, celle qui existe n’est pas du tout efficace.

Nous ignorons la quote-part de chaque élève pour une éventuelle subvention de l’APC concernant le matériel et fournitures bureaucratiques : papier, stylos, craies, brosses, etc. Nous ne sommes pas sollicités sur tel ou tel projet ou concertation et encore moins pour des rencontres avec l’exécutif comme cela se fait ailleurs, à Draâ Ben Khedda par exemple ».

Nos interlocuteurs nous font savoir que le fournisseur (le seul retenu) en fruits et légumes et en alimentation générale, M. K. H. est suspendu par les impôts, pour cause de TVA. Mieux, au lieu de la verser aux impôts, il la dispatche aux autres, prix des produits calculés en détail, puis facturés.

Ainsi, les prix s’élèvent et deviennent excessifs. Il y a doute faute de soumissions et de transparence ! (?).

La bibliothèque scolaire : sous le thème « Un livre pour tous » est mise en évidence par ces responsables du secteur éducatif, qui accueillent l’instauration dans les écoles primaires, avec beaucoup de satisfaction et la décision du directeur de l’éducation actuel redonne espoir à nos enfants qui s’intéressent sans aucun doute à la lecture. Les manuels reçus aiguisent leur curiosité.

C’est important ! »

Pour le moment, dans cette circonscription qui compte deux communes avec 24 écoles, seules quatre en sont dotées. Il s’agit de deux (2) à Tadmaït (école Bayou et Azoug-Saïd) et deux (2) à Tirmitine (Menasra et Smaïl-Oukaci). Cette première tranche est prise en charge par les deux APC qui ont aménagé des salles sécurisées à cet effet. Telle était la condition sine qua non pour l’ouverture d’une bibliothèque scolaire.

Par contre, le manuel scolaire est mis à l’index : « les quotas sont très insuffisants ». Nous sommes en décembre, à la fin du premier trimestre, des titres manquent dans certaines écoles : « Lecture, calcul, éducation civique en 1re et 2e année.  »

Ce manque est imputé à la mauvaise distribution par les gestionnaires du manuel scolaire. C’est un problème national que le ministère de l’Education nationale doit régler dès la rentrée prochaine.

Mohand N’Tighilt