La décision de me maintenir au poste du ministre relève des compétences du président de la République. Je dois dire cependant que le FLN a plus que jamais besoin d’une disponibilité. Le parti étant en phase de reconstruction, une présence accrue devient nécessaire ». C’est donc en ces termes que M. Belkhadem a répondu à la question d’un confrère qui se demandait s’il a réellement émis le vœu de quitter le gouvernement pour se consacrer à son parti. A l’insistance des journalistes qui lui ont demandé d’être plus explicite, l’actuel chef de la diplomatie a répondu de manière concise : « Je pense que ma réponse a été claire ». C’est en fait pour la deuxième fois que le premier responsable du parti de Front de Libération Nationale aborde publiquement la question du prochain remaniement ministériel. Il y a deux semaines, le chef du parti avait déclaré qu’il « y aura remaniement ». Hier encore, il a paraphrasé certains titres de la presse nationale en affirmant qu’il « y aura remaniement ministériel et il est imminent ». La décision interviendra quant ? La réponse n’est pas encore donnée même si le mot « imminent » de Belkhadem laisse croire que le président ne tardera certainement pas à rendre public la nouvelle liste de ce que certains journaux appellent « le véritable gouvernement de Bouteflika ». Il faut dire dans ce sens que cette éventualité occupe depuis quelques mois déjà le devant de la scène médiatique au point où certaines parties n’hésitent même pas à donner des noms de personnalités ministrables ou de ministres qui devront quitter leur poste. Les spéculations sur le sujet ont été accentuées par les sorties publiques de Bouteflika qui a fustigé, à maintes reprises, l’action de certains de ses ministres sans les citer nommément. Lors de son discours le 23 février dernier au siège de la centrale syndicale, le président de la République a fait état de son mécontentement envers certains ministres « qui font le contraire de ce que je leur demande ». Le 7 avril, le chef de l’Etat a exprimé devant les cadres de la nation son désaccord avec la politique monétaire prônée par le ministre des Finances, Abdelatif Benachenhou, que certaines sources ont donné comme « démissionnaire » sans que personne ne confirme ni n’infirme. Un autre chef de parti membre de l’Alliance présidentielle, Aboudjerra Soltani en l’occurrence, avait lui aussi, rejoint son homologue du FLN sans donner plus de détail. Maintenant que l’annonce du nouveau gouvernement est une question de jours, c’est la question de sa composante qui reste posée même si le nom de Belkhadem ne figurera probablement pas dans la prochaine équipe de Ahmed Ouyahia. A mois que …
Ali Boukhlef
