Un réseau routier déplorable

Les « G15 », voilà comment on appelle ironiquement les villages et hameaux du secteur de Berkouka. En effet, cette contrée sud de Maâtkas comprend effectivement quinze villages situés dans leur majorité à quelques encablures du sinistre CW128 reliant Boghni à Tizi Ouzou. L’enclavement reste une amère réalité pour cette population de quelque

10 000 habitants. Ainsi, hormis une antenne APC, une unité de soins loin d’être efficace, une agence postale fermée pour raisons de sécurité et un collège, cette région est plongée dans un isolement total, en témoigne la vétusté de son réseau routier et la précarité de l’ensemble de ses pistes. Les villages Ighil Takdibine, Tala Meda, Ath Moh Oussaïd, Ath Mohdakli, Takblit, Aït Ali sont accessibles par des pistes à la limite du carrossable !

Pis, même le chemin intercommunal (la partie relevant territorialement de la commune de Maâtkas) qui relie cette contrée à sa commune, via une autre (Souk El Tenine) est livré à lui-même. On entend parler de sa prise en charge par la DTP, mais pour l’heure l’entreprise retenue ne s’est toujours pas manifestée pour, dit-on, les multiples chantiers que celle-ci mène dans d’autres collectivités. C’est dire qu’en matière de sous-développement, des villages entiers sont pris en otage de par l’absence d’infrastructures adéquates telles que les routes et autres édifices pour tout développement local. Par ailleurs, au registre du drainage des eaux pluviales, plusieurs contraintes surgissent très régulièrement au niveau de ces villages durant les saisons hivernales de par les obstructions d’ »ouvrages » et autres déviations par des citoyens qui, délibérément et par incivilité, dévient les eaux sur les voies publiques, chose qui engendre souvent et rapidement la dégradation des chemins et pistes qui deviennent du coup impraticables pour les automobilistes.

I. L.