La drogue, que l’on croyait réservée aux adultes ou aux adolescents, atteint les plus jeunes : les écoliers ! C’est du moins l’information donnée par le premier responsable de l’Office national de la lutte contre la drogue et la toxicomanie.
On sait depuis longtemps que les enfants sont de plus en plus jeunes à fumer et, dans les campagnes, à chiquer, mais on ne pensait pas qu’ils pouvaient se droguer. Et le plus effrayant, c’est que la drogue est vendue et consommée dans les établissement, censés être des lieux d’éducation et de formation.
Les dealers, comme les loups, sont dans la bergerie : ils rodent aux alentours des écoles et ou y pénètrent, en trouvant, parmi les enfants, voire peut-être des adultes, des distributeurs… La situation est favorisée par la démission de l’entourage. Les parents, notamment quand il ont une progéniture nombreuse, ne s’occupent plus de leurs enfants, quant aux éducateurs et responsables des établissements, ils sont beaucoup plus intéressés par l’amélioration de leurs conditions matérielles, que de la santé des enfants.
Conclusion : le jeune élève est à la merci du premier dealer venu. Il n’y a pas de doute que le jeune drogué d’aujourd’hui fera le délinquant de demain. Mais qui se préoccupe de ce problème ? Ce n’est qu’une fois que l’enfant est devenu un consommateur permanent, ou qu’il a commis un délit, que l’on se rend compte du désastre.
Il est alors difficile, voire impossible d’y porter remède. C’est maintenant qu’il faut agir, pour éradiquer le mal.
S. Aït Larba
