Il a fallu de nombreuses années d’attente, une défense acharnée du dossier par les autorités locales, qui sont parvenues à arracher l’inscription d’un lycée au chef-lieu de commune de Tirmitine, une inscription venue, à juste titre, mettre fin au calvaire des centaines de lycéens contraints de poursuivre leurs études à Draâ Ben Khedda, mais c’était compter sans la réaction des différents comités des villages. En effet, ceux-ci, au nombre de treize (13) dont dix ont apposé les cachets et signatures de leurs présidents respectifs, ont exprimé leur profonde opposition au choix de terrain pour l’implantation du lycée, et ce dans une requête d’opposition adressée au wali. Des copies de cette dernière ont été remises au chef de daïra, au directeur de l’Education, au P/APC de Tirmitine, au P/APW et à la Presse nationale (bureau de Tizi Ouzou).
L’opposition de ces comités des villages est argumentée par le fait que la commune est défavorisée par la nature, car elle se trouve divisée en trois grappes et traversée par des oueds qui l’éloigne de plusieurs kilomètres des villages respectifs, soit entre 18 et 20 kilomètres du chef-lieu. Les comités des villages signataires de la requête ajoutent, pour convaincre le wali : “Il serait judicieux d’entrevoir la possibilité d’implanter ce lycée dans un lieu médiane sur la route nationale N°25, au lieudit “La Plaque”, et ce pour un développement harmonieux en infrastructures socio-éducatives de notre commune et permettre une convergence égale des lycéens vers un même lieu”.
Les contestataires concluent en attirant l’attention du premier responsable de la wilaya sur la nécessité “d’être associés à tout effort de développement de notre région et avant la prise définitive de la décision du choix du site prévu initialement pour ce futur lycée”.
Les comités des villages signataires de la requête d’opposition sont : Ménacera – Aït Issad – Berkana – Baloul – Smaïl Oukaci – Ferme Daheb – Béhalil – Zerrouda et Megdoul. La requête de la coordination inter-villages est datée du 15 décembre 2006.
Quelle sera la réaction des autorités saisies et en premier lieu, le P/APC de Tirmitine puisqu’il s’agit de ses administrés ?
Ainsi, le site choisi pour l’implantation de ce futur lycée constitue la preuve de la discorde qui pourrait accélérer — pourquoi pas — l’éventuelle idée de relier les trois versants de la commune par des voies de communication. Le projet est en gestation. “A quelque chose malheur est bon !”. Ce proverbe est applicable à cette situation que les villageois relatent sans pour autant rejeter l’infrastructure.
Mohand N’Tighilt
