Un Village oublié

Le village d’Ath Helouane, distant de 20 km de la daïra de Boghni accuse un manque flagrant de commodités.

En effet, c’est au moins ce que nous avons constaté et qui a été confirmé par les habitants lors de notre virée au village. Ath Helouane est dépourvu d’un minimum de conditions de vie pouvant maintenir ses habitants sur les lieux. Ce village est, perché en haut des montagnes offrant un vrai paysage touristique.

Pour notre déplacement, nous avons emprunté le chemin de wilaya n°6 complètement impraticable et desservant le chef-lieu de la wilaya de Bouira vers la localité de Boghni.

Sur les lieux, des jeunes racontent leurs malheurs et ont soulevé plusieurs problèmes. A ce titre, un citoyen a annoncé : « Sauf l’alimentation en eau potable, le village accuse l’insuffisance de plusieurs accessibilités ».

Il dira encore : « La route menant vers la commune de Bounouh est devenue impraticable, et pour rallier le chef-lieu communal, il faut attendre des heures pour qu’un bus arrive aux arrêts ». Par ailleurs, le village est privé d’une école primaire. Les potaches d’Ath Helouane sont tous scolarisés au collège situé au village Ath Talha sur une distance de 6 km. Les élèves doivent dégourdir leurs jambes afin d’être aux rendez-vous des cours.

« Notre village est enclavé », enchaîne un autre jeune. Cette situation d’enclavement a contraint la plupart d’entre eux à aller s’installer à Tizi Ouzou et à Alger et surtout au chef-lieu de la wilaya de Bouira où plusieurs familles vivent et où l’accès aux commodités de base est plus facile. Le reste, à savoir d’autres familles, vit dans des conditions précaires et la seule source reste celle de ce fameux euro et l’élevage de bétail.

Le seul projet qui est en cours d’exécution, c’est la réalisation d’une unité de soins. Des enfants disputent une partie de foot sur ledit chemin-même et cela vu l’absence d’un espace de jeu.

Ath Helouane est un hameau qui nécessite son désenclavement afin de redonner espoir à une population qui continue de chercher d’autre cieux.

A. Fedjkhi