Les enseignants du lycée Nacer Ddin. M’cheddali de la ville de M’chedallah, à l’Est de Bouira, ont tenu avant-hier une assemblée générale où ils ont décidé de protester contre la dégradation des conditions de travail au niveau de leur établissement.
Ainsi, cette rencontre à laquelle avait pris part l’ensemble des enseignants dudit lycée a été sanctionnée par une déclaration rendue publique dans la même journée.
Elle a été ensuite adressée aux responsables concernés aux différents niveaux. Une copie avait donc été envoyée aux hautes autorités du pays, dont le président de la République, le chef du gouvernement et le ministre de tutelle, en plus des autres responsables à l’échelle locale, dont le wali, le chef de daïra, le P/APC de M’chedallah et le directeur de l’éducation.
Dans cette déclaration, les protestataires ont mis le point sur la dégradation des conditions de vie au niveau de l’établissement avec en sus l’absence de chauffage durant cette période hivernale.
Les rédacteurs du document affirment que cet état de fait avait contraint l’administration de l’établissement à fermer l’internat durant deux semaines avant les vacances d’hiver.
Les rédacteurs de cette déclaration précisent que cette situation est due au non-raccordement de l’établissement au gaz naturel, avant d’écrire que la demande avait été formulée en l’an 2004 mais qu’elle n’a pas été suivie depuis de mesures concrètes de la part des autorités compétentes.
Ainsi, les enseignants protestataires déclarent qu’il est impossible de travailler dans de telles conditions ; ce qui fera qu’un arrêt de travail est décrété jusqu’à ce que le problème soit réglé.
De là, ils demandent la mise en marche de la chaufferie dans les meilleurs délais avant d’exiger la venue du directeur de l’éducation de la wilaya pour s’expliquer devant les enseignants sur cette question.
D’autre part, les protestataires demande la mise en place d’une commission d’enquête pour situer les responsabilités dans cette affaire. Nous y reviendrons.
Lyazid Khaber
