La localité de Boumahni, qui regroupe 16 villages, a célébré, durant les journées de jeudi et de vendredi, les festivités marquant le Nouvel An amazigh 2 957 à l’initiative du directeur de la Maison de jeunes.
En effet, en collaboration avec les associations culturelles Tharwa du village Izimouchène, Tagmats d’Ifarhatène, Izurane de Aït Maâmar et Boucheboube d’Igharvienne, un programme d’activités a été élaboré pour marquer cet événement que beaucoup de familles ont célébré en dégustant le dîner de Yennayer avec son inévitable couscous au poulet.
Du fait que cette date commémorative revêt une importance particulière au sein de la communauté berbère, les activités organisées ont un lien direct avec l’histoire et tout ce qui constitue la particularité de la culture et de l’identité berbères. On peut découvrir ces aspects en visitant les stands de l’exposition où figurent des livres d’histoire, des romans des grandes figures de la littérature algérienne, des ouvrages sur la langue berbère… Dans un autre espace, les exposants ont tenu aussi à montrer au visiteur la richesse de la Kabylie à travers les objets traditionnels exposés, tels que la gourde d’eau, les jarres, les plats, les cruches, la charrue en bois avec son soc tranchant… A côté de tout cela, on peut aussi apprécier les portraits de certains chanteurs, morts ou vivants, qui ont contribué dans le combat identitaire durant les années de lutte. Par ailleurs, au deuxième jour de ces festivités : une conférence-débat a été animée par Ben Taleb Brahim, l’un des fondateurs de l’académie berbère et de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme. Le conférencier, dans son exposé, est revenu sur l’histoire de Yennayer et sa célébration à travers toutes les régions du pays, notamment en Kabylie. Dans la soirée, et pour clôturer les activités, la troupe théâtrale du village Ifarhatène dirigée par Rafik Boudjemaâ, a joué une pièce théâtrale intitulée Les Prisonniers, ce thème comme on peut le deviner traite de la lutte durant les années 80, des militants berbéristes pour la reconnaissance de l’identité berbère.
Enfin, le directeur de la Maison de jeunes de Boumahni,
Mohamed Haddadi, a tenu à remercier Ould Ali El Hadi, directeur de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, Smaïl Amiar, chargé des affaire culturelles à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri, pour leur aide et contribution dans la réussite de ces journées.
M. Haddadi
