Le fourrage en question

l Tant que la chaleur sévit encore, et que les nuages de pluies sont entraînés vers d’autres horizons, les prix des fourrages gardés en stock ne risquent pas d’être inquiétés. Les prix des fourrages chargés depuis les hangars, ou au marché d’Aomar, grimpent toujours : la botte de vexe-avoine est cédée pour 520 DA, celle du foin ordinaire est vendue à pas moins de 370 DA. L’éleveur n’aurait pas bronché sur le coût si l’herbe avait été bottelée sur un « habituel » de 25 kgs. Mais une botte n’excède pas les 18 kgs, enfonce davantage le paysan dans de nouveaux frais. Résister ainsi, jusqu’à juillet, période d’écoulement du petit élevage, relève de l’impossible pour l’éleveur.

A. Chérif