Créé en 1999 par Djebril Samé, le groupe (Fambondy qui s’abrège en famille, bonheur et dynamisme), est basé à Dakar. A son palmarès, des dizaines de participations à des carnavals et festivals internationaux à l’image de celui du Mali (2003), de Séoul en Corée du sud (2002-, la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde 2002, et le festival des peuples de l’eau au Sénégal (2006). La délégation sénégalaise est composée de 17 éléments doit quatre encadreurs et elle a été contactée pour participer au festival par l’intermédiaire de M. Yahia N’Doye, qui n’est autre que le secrétaire général du CIOFF (comité international d’organisation de fêtes et de festivals). Pour ce qui est des particularités artistiques de Fambondy, elles se résument à tous les folklores de l’Afrique de l’Ouest. En sus des Sénégalais, la troupe est composée de danseurs venus du mali, de la Guiée, de la Guinée-Bissau, de la Gambie, et même de la côte-d’Ivoire et du Burkina-Fasso. En tout le groupe est composé d’une centaine d’éléments, tous professionnels. Cenrtains de ces éléments sont actuellement éparpillés un peu partout dans le monde, pour participer à divers événements culturels folkloriques. De fait, deux groupes se produisent présentement à Malaga en Espagne, et les autres éléments sont en Allemagne, Australie, Etats-Unis, Italie, Suisse et en France.
Rencontré en marge des soirées DJ organisées à l’INTHT de Tizi-Ouzou, où la troupe crèche depuis son arrivée, M. Djebril Samé, le responsable de la délégation sénégalaise s’est dit très satisfait de cette première édition du festival. “C’est tout simplement grandiose!” nous a-t-il confié avant d’avouer qu’il aurait bien aimé que le festival s’appelle “la Confédération africaine de la culture”, et cela, dit-t-il encore, pour plusieurs raisons. “La plus importante c’est que l’Afrique n’a jamais organisé un festival culturel unissant le folklore de l’Afrique noire et celle du Nord, d’où l’importance du festival de Tizi. Pour tout vous dire, je suis pratiquement émerveillé par l’accueil fraternel qui nous a été reservé et par la parfaite organisation de l’événement. C’est vrai que pour une première édition quelques lacunes pourraient bien exister, mais globalement je suis très satisfait” ! nous dira encore M Samé qui, au nom de tout le peuple sénégalais, a tenu à souhaiter réussite et prospérité à l’Algérie et particulièrement à la Kabylie qu’il a saluée d’une manière très sincère. Pour finir, M. Samé nous a ironiquement expliqué son attachement à cette région par la bonne et simple raison qu’il est né dans un petit village sénégalais qui s’appelle… Kabiline!
A. B.
