Employé comme agent de la garde communale depuis 2002 dans le détachement de Boukhalfa puis celui de Maâtkas, le jeune K. M., originaire du village d’Agouni Bouafir, dans la commune de Mékla, se trouve depuis plus de deux ans dans une situation chaotique.
En effet, cette personne a été touchée par balles en mai 2003 lors d’un échange de tirs avec un groupe de terroristes. Depuis ce jour-là, ses malheurs s’enchaînent et il fait face à une situation très délicate. Suite à une expertise de sa blessure, le médecin de la sécurité sociale ne lui a accordé qu’un taux d’IPP (Incapacité Proportionnelle Permanente) de 10%, mais après le dépôt d’un recours ce taux a été revu à la hausse pour atteindre les 30% du salaire de base. Néanmoins, comme le dit l’adage, « un malheur n’arrive jamais seul » : après cette infirmité causée par un service dans l’intérêt de la nation, le concerné s’est vu atteint d’une autre maladie : une dépression nerveuse.
Une situation qui l’a contraint à abandonner carrément son poste de travail. Et depuis ce jour, ses malheurs ne font que s’accentuer : il n’arrive même pas à subvenir à ses dépenses quotidiennes, notamment aux frais des consultations et des médicaments. Très inquiet de sa situation, le concerné lance un cri de détresse : il s’est présenté alors un dossier complet à la main à notre bureau pour tenter de crier son mal et solliciter de qui de droit ses droits les plus légitimes. Il ne demande de l’autorité qui l’a employé des années durant qu’à se pencher sur son cas et qu’elle intervienne auprès des services de la CNAS de Tizi-Ouzou afin de défendre sa cause. Il a adressé plusieurs écrits dans ce sens à monsieur le délégué de la garde communale de la wilaya de Tizi Ouzou. Il attend une réponse positive de leur part car d’après certains de ses amis, le concerné, las d’attendre, ne sait plus à quel saint se vouer après qu’il eut constaté que toutes les portes sont fermées devant lui.
Mad. M.
