Depuis la reprise des cours, au lendemain de la fin des vacances scolaires d’hiver, les quelque 300 collégiens scolarisés aux CEM Walid-Djoumblat et Mohamed-El Djaâdi de Aïn Bessem transférés au nouveau CEM situé dans la localité de Sidi Yahia, distante d’une dizaine de kilomètres de Aïn Bessem, refusent toujours de s’y rendre, confortés en cela par la position aussi hostile de leurs parents. Ces derniers (parents) ne cessent de mener des actions de protestation devant les sièges de l’académie et le cabinet du wali de Bouira mais en vain. La décision semble définitive : des sommes faramineuses ont été dépensées pour la réalisation du CEM. Le problème est qu’il devait être implanté à Ouled Brahim, comme prôné par la commission technique lors de son déplacement sur le terrain en présence du maire d’Aïn Bessem. Les parents ont désapprouvé ce changement de site et l’on fait savoir à qui de droit ; la population des villages avoisinants avait aussi réagi et des débrayages ont eu lieu dans plusieurs écoles primaires. Aujourd’hui, les parents ne décolèrent toujours pas et refusent de laisser leurs enfants rejoindre cet établissement qu’ils considèrent “trop loin, ne disposant ni de chauffage ni d’eau”, nous dira un parent rencontré lors d’un rassemblement tenu mardi dernier devant le cabinet du wali, désappointés et craintifs du devenir de leurs progénitures. Cela fait déjà deux semaines que les collégiens n’ont rejoint ni le nouveau ni leur ex-CEM. Le bras de fer parents-administration se poursuit au détriment des élèves. Pas question de revenir sur leur décision du côté de l’académie et la wilaya lesquels ont exhorté les parents d’envoyer leurs enfants rejoindre le nouveau CEM de Sidi Yahia en leur garantissant le transport scolaire et la restauration, tandis que les parents campent toujours sur leur position en invitant les responsables concernés à laisser leurs enfants terminer l’année scolaire à Aïn Bessem, songer en parallèle à construire un autre CEM à Ouled Brahim et préconiser en outre l’envoi d’une commission d’enquête par le ministère de l’Education nationale afin de situer les responsabilités des uns et des autres pour déterminer qui est derrière ce bricolage.
Rayane B.
