Quel avenir pour les transporteurs de voyageurs ?

Ils sont une vingtaine de transporteurs de voyageurs à assurer la ligne Ivehlal (Bouira) – Tazmalt (Béjaïa) sur une distance de 8 km, tous des clandestins disposant de fourgons à 9 places vu que la direction du transport n’accorde plus d’autorisation pour une telle activité. Devant l’absence d’un moyen de transport régulier, ce sont ces derniers qui assurent la navette à longueur de journée des voyageurs, travailleurs et étudiants sur le CW. Un chemin montagneux, serpenté et très dangereux ; beaucoup de chauffeurs en savent quelque chose. Si certains chauffeurs se complaisent dans leur statut de « clandestin », d’autres par contre ont vainement essayé de régulariser leurs documents de transport auprès de la direction concernée. On leur demande d’avoir à leur disposition un minibus ou un fourgon à 12 places et même plus. « Si je disposais d’un tel moyen de transport, je préfère alors utiliser la ligne Tazmalt-M’chedallah. Un trajet qui ne fatiguera pas le véhicule », nous dira d’emblée un chauffeur. Tous ceux qui disposent d’un fourgon de 12 places ou plus demandent la ligne Ivehlal-M’chedallah via Tazmalt mais ne respectent ce trajet qu’une fois dans la matinée à la sortie et le soir, en rentrant au village, le reste de la journée, ils font l’aller-retour régulièrement entre Tazmalt et M’chedallah sur la RN 26, loin des virages et pentes du CW10. Il est très difficile de monter et redescendre chargé de voyageurs plusieurs fois par jour avec un transport de 12 places et parfois plus. Des chauffeurs rencontrés qui ont voulu régulariser leurs documents pour en faire une activité à part entière, souhaitent que la direction des transports de Bouira fasse une exception pour les transporteurs de cette zone rurale et qu’elle les autorise à travailler avec leurs fourgons. Il faut signaler que les autorités de la daïra de Tazmalt ont aménagé un espace de stationnement gardé pour les transporteurs des villages Ivehlal-Ath Hamdoun et Ighil Ouchekrid à proximité du siège de la daïra ; de leur côté, les services de sécurité ferment fréquemment les yeux, puisqu’à chaque fois qu’ils interviennent, ce sont des dizaines de citoyens qui sont bloqués à Tazmalt. Une solution définitive à ce problème est indispensable.

Rayane B.