Un chemin intercommunal sans bitume

Si les chemins communaux observent ici et là des réfections ou du bitumage, il n’en est pas de même pour les chemins intercommunaux. Nous citerons à titre d’exemple celui reliant la commune d’AÏn Zaouia à Tizi Ghennif par le col de Tizi Larbaâ. Programmée dans le plan d’urgence en 2 000, cette route n’est pas encore achevée. En effet, pour ce projet, la première tranche allant d’Aïn Zaouia à Frikat a été réalisée en tapis en 2005 ainsi que le tronçon Tizi N’Sebt – Aouaoudha, alors qu’en 2006 la tranche entre Frikat et Tizi N’Sebt a été bitumée. Certes, ces opérations ont soulagé quelque peu les citoyens de cette vaste contrée, mais au grand étonnement des habitants d’Aouaoudha, la tranche restante entre leur village et la ville de Tizi Ghennif n’a pas été touchée.

D’ailleurs, aujourd’hui, ce tronçon est devenu impraticable, si bien que ces pauvres montagnards doivent venir jusqu’à Draâ El Mizan pour rallier Tizi Ghennif, moyennant des dépenses supplémentaires, alors que cette route est pour eux la plus courte. Cette distance de six kilomètres est entièrement délabrée. On se demande comment les automobilistes osent l’emprunter Le mouvement associatif de cette région a tiré la sonnette d’alarme, en vain. Même pour le tronçon réalisé entre Tizi N’Sebt et Aouaoudha, les représentants des comités de village nous ont signalé qu’en l’absence d’accotements, de nombreux accidents y ont eu lieu. Ainsi, l’un de ses représentants nous a appris qu’un citoyen de Tazrout Aouaoudha a trouvé la mort : son véhicule a basculé dans un talus. Aussi, le remplissage de ces accotements réduira indubitablement tous ces dangers qui guettent quotidiennement les usagers de cet axe routier. Les représentants des villages interpellent les autorités à prendre en charge ce tronçon restant afin que ce chemin intercommunal soit convenable.

Amar Ouramdane