Le ramassage scolaire renforcé

La commune de M’kira, dans la région de Tizi Gheniff, est l’une des municipalités de la wilaya qui souffre le plus en matière de ramassage scolaire en raison de sa situation géographique, relief abrupt et escarpé. Dans cette municipalité, les autorités locales doivent assurer le transport aux élèves d’abord des collèges du chef-lieu, puis des lycées de Tizi Gheniff. Bien que tous les bus soient mobilisés, certains villages ne sont pas correctement desservis. Pour l’an dernier, sur décision de la wilaya, l’APC avait signé des conventions avec des propriétaires de fourgons, mais malheureusement, n’étant pas réglés à temps, les conventionnés ont suspendu l’accord. Au grand bonheur de tous les élèves venant des villages de Taka, d’Imândène, de Bouhadj et autres hameaux de la commune, ce ramassage a été enfin renforcé.

Les conventions ont repris. Certes, cette mesure est un palliatif pour combler ce manque, mais il serait plutôt plus adéquat de doter cette municipalité déshéritée en bus dans le cadre de la solidarité nationale. « Notre commune n’a rien. En principe, on doit bénéficier d’un plan de soutien dans tous les domaines comme on le fait pour les Hauts-Plateaux et les régions du sud du pays », telle est la réflexion venant d’un membre d’un collectif d’associations. L’autre solution qui réglerait une grande partie de ce problème est de faire en sorte à ce que le lycée inscrit pour M’kira soit lancé et réalisé dans les meilleurs délais. Car ce projet est voué aux calendes grecques. « Si le lycée est réalisé, on ne transportera plus les lycéens à Tizi Gheniff. Le problème serait en partie réglé. Et ainsi, les bus assureront le transport seulement au chef-lieu », nous a confié une source locale. En tout cas, M’kira attend toujours un geste des pouvoirs publics pour sortir de l’auberge.

Amar Ouramdane