Le staff administratif sans logements

Dans la plupart des établissements scolaires, le directeur ainsi que ses adjoints, pour des raisons évidentes de bonne marche des services, sont logés dans l’enceinte même de l’établissement. Le cas du lycée Mustapha Ben Boulaid, tel qu’il nous a été relaté par l’Association des parents d’élèves, déroge curieusement à cette règle, en ce sens que ni le proviseur ni les surveillants généraux ne disposent de logements d’astreinte ou de fonction. Lors du dernier conseil de gestion, le problème a été discuté mais sans qu’aucune solution n’y soit apportée. « Pourtant, nous dit Amer Ait Hebouche, le président de l’APE, des logements existent depuis l’ouverture de l’établissement. Au fil du temps, ils ont été affectés à diverses personnes par les responsables précédents. La plupart des occupants sont soit issus de l’éducation soit des parents de personnes ayant exercé dans le secteur ». par ailleurs, un problème de créance d’un montant de 25 millions de centimes, auprès de l’OPGI de Tizi Ouzou, vient d’être octroyé. En effet l’organisme en question, exige du lycée le règlement du montant des loyers impayés de trois appartements, propriétés du lycée lesquels se trouvent en dehors de l’enceinte de l’établissement et sont « occupés par des étrangers à l’établissement » nous dit-on. L’OPGI ne peut délivrer de reçu de loyer qu’au nom du lycée Mustapha Ben Boulaid, son seul interlocuteur. Ce dernier, par contre, ne peut s’acquitter des loyers pour des logements qu’il n’occupe pas. Pendant ce temps, les besoins en matière de logements se font de plus en plus pressants.

L’an prochain, le lycée rouvrira le bloc internat qui nécessite une présence permanente de l’encadrement. Lorsqu’il s’agissait du régime externat uniquement, les surveillants quittaient le lycée, après les cours, sans que cela ne nuise à son fonctionnement. Mais cela ne sera plus possible avec l’internat qui demande la présence d’un responsable pour assurer la coordination des différents services, particulièrement durant la nuit. Où va-t-on loger, par nécessité de service, ces pères et mères de famille ? Par ailleurs, la question de stabilité de l’encadrement se trouve encore une fois posée avec acuité. Les parents se plaignent du va et vient des proviseurs lesquels, ne trouvant pas de conditions satisfaisantes, demandent à partir dès la première année de leur affectation. le nombre de proviseurs (plus de vingt), ayant transité par Aïn El Hammam dépasse tout entendement. Comment peut-il en être autrement lorsque le minimum, un logements décent, fait défaut. De nombreux directeurs sont partis pour la simple et unique raison qu’ils refusent de vivre en célibataire, loin de leurs familles. Le problème n’a que trop duré. Une solution à même de satisfaire, les différentes parties s’impose dans un seul but : l’intérêt des élèves.

Nacer B.