Menaces de grève

Partager

l Le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) a organisé, hier, à Alger une conférence de presse à laquelle ont pris part plusieurs syndicalistes représentant de nombreux secteurs, à savoir la santé publique, les communes, l’éducation, l’enseignement supérieur et les finances.

Cette rencontre a été une tribune pour les syndicalistes présents pour faire un bilan général des activités de l’année écoulée, avant que le débat ne prenne une autre orientation. Il était axé essentiellement sur le nouveau statut général de la Fonction publique.

A l’unanimité, les syndicalistes ont proclamé l’inutilité dudit statut. C’est du moins ce qui ressortait des différentes interventions des syndicalistes. « La préoccupation du secteur public n’est pas le statut général de la Fonction publique d’autant plus que sa promulgation a été faite sans concertation avec les travailleurs », a déclaré, M.Kadour, président du Conseil national du secteur de la santé publique, qui ajoute dans le même sillage que « le problème le plus accablant réside dans sa mise en application ».

Selon Ali Yahia, président du conseil national du secteur des communes, l’objectif de cette réunion « est de lancer un appel aux pouvoirs publics pour l’amendement du statut général de la Fonction publique, ce qu’indique, justement, l’article 19 qui préconise la précarité de l’emploi ». À propos de la promulgation des statuts particuliers de chaque secteur de la Fonction publique, le même orateur, s’est attardé sur la nécessité « d’ouvrir un débat et d’associer les vrais représentants des travailleurs », avant d’ajouter : « Nous attendons l’invitation des pouvoirs publics pour un dialogue sérieux et conséquent ».

Ce dernier a également insisté sur « l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs, la réintégration des syndicalistes licenciés arbitrairement, tel Hadj M’hamed de Chlef, le respect des libertés syndicales, conformément aux conventions internationales ratifiées par l’Algérie, la préservation du secteur public et enfin, la réhabilitation du logement social des travailleurs de la Fonction publique ».

Par ailleurs, les syndicalistes semblaient décidés à aller loin dans leurs revendications, en menaçant d’engager un bras de fer, jusqu’au gain de cause. Dans cette optique, ils n’omettent pas de dénoncer « la répression qui s’abat sur les syndicalistes, la politique de précarisation ainsi que l’arrêt des réformes engagées vainement dans les différents secteurs de la Fonction publique ».

Ziyad Demouche

Partager