L’affaire de l’unité Alexo vient de connaître une tournure sans précédent, après qu’il ait été procédé “partiellement” au raccordement en gaz de cette usine, et ce, en dépit de l’opposition des autorités de la commune soutenues par le mouvement associatif local.
Depuis donc les évènements d’avant-hier, où il a été constaté que les ouvrages de branchement ont été effectués par l’entreprise Alexo elle-même, sous l’œil du directeur de Sonelgaz, un acte que le P/APC a relevé devant l’huissier de justice comme étant “une violation de la loi”, l’assemblée communale ayant improvisé une AGE pour discuter de cette question a délibéré à l’unanimité avec des propositions dont certaines sont plutôt fortes.
En effet, outre l’audience qui sera demandée au wali et au P/APW ainsi que la diffusion d’une lettre ouverte aux plus hautes instances de l’Etat, l’APC hausse le ton et va jusqu’à menacer d’une grève générale et faire d’Amizour une ville morte. Pis, une démission collective de tous les élus est la plus marquante des propositions notifiées dans le P-V de délibération de l’AGE d’avant-hier.
Ce qui laisse croire que les jours qui viennent seront très mouvementés autour de ce dossier Alexo, surtout si l’on se réfère à ce qui se trame dans le mouvement associatif anti-Alexo qui jure de passer à une vitesse supérieure pour entamer des “actions fortes et pacifiques” A cela fait face la détermination de la direction d’Alexo, forte d’une décision judiciaire qui lui donne le droit au raccordement en gaz.
Notons enfin que dans la même foulée et suite au regroupement de la semaine passée pour s’opposer à une tentative de branchement, l’on indique que plusieurs personnes parmi les manifestants ont été convoquées puis entendues par la police judiciaire d’Amizour suite à une plainte déposée par le P-DG d’Alexo.
Nadir Touati
