Vers un boom des écoles doctorales ?

Les écoles doctorales sont en train de se développer en Algérie, en collaboration avec des centres universitaires étrangers. L’objectif de ces écoles est de développer la recherche universitaire, tout en proposant à des étudiants de préparer des diplômes de post graduation, master et doctorat. Il y a eu d’abord l’Ecole doctorale de français, implantée dans diverses universités algériennes, dont celle de Tizi Ouzou, destinée de former des enseignants de professeurs de haut niveau, elle fonctionne depuis quelques années et, en dépit des problèmes enregistrés, elle connaît un grand succès. Tizi Ouzou a aussi bénéficié, cette année, d’une Ecole doctorale d’anthropologie. Cette discipline, qui n’est enseignée qu’au département de langue et culture amazighe, est réduite à la portion congrue, alors que la demande est très forte, notamment en Kabylie où les problèmes culturels et identitaires méritent une étude approfondie. Rappelons que jusqu’à cette année, les étudiants de licence ne pouvaient préparer de mémoire en anthropologie et histoire, la recherche étant arbitrairement limitée à la linguistique. La dernière née des écoles doctorales est l’Ecole doctorale en énergétique, fondée à l’université de Boumerdès, en collaboration avec l’Ecole des Mines de Nantes. Il ne sera pas question, dans cette école, de langues ou de sciences sociales mais s’énergie et d’environnement deux domaines stratégiques important dans la politique du développement durable engagée par le pays. Cette éclosion d’écoles est à encourager !

S. Aït Larba