L’eau manque dans plusieurs localités

La pénurie d’eau, un problème que l’on peut qualifier de chronique dans la commune de Barbacha ne cesse de hanter plusieurs localités de cette municipalité même en cette période hivernale où l’on a constaté des restrictions, des perturbations, voire même un manque total de ce liquide précieux qui a duré plusieurs jours. En effet, à l’instar du chef-lieu de Barbacha qui, selon des habitants interrogés, est alimenté hebdomadairement durant deux heures, d’autres localités populeuses comme Amarat, Ouandadja, Ighil Larsaâ, Bouncer et Aguemoun sont privées d’eau pour différentes causes.

Si pour Ouandadja, le problème très médiatisé est, rappelons-le, dû à la contamination du captage de Bouabdellah par les eaux usées du réseau d’assainissement Beni Mouli, le cas de la localité d’Amarat, forte de quelque 4000 habitants, connaît de sempiternelles coupures causées par la défectuosité du réseau AEP Amizour-Barbacha, gérée par l’ADE de Béjaïa, et dont la dernière, selon les services communaux de Barbacha, a duré un mois.

Au sujet d’Aguemoun, en dépit de sa situation névralgique de commune urbaine, et certains autres villages, ils sont alimentés par le réseau AEP de Oued Djemaâ ayant subi des dommages par les engins d’une entreprise de TP qui effectue des travaux de la RN 75. Il se trouve que les travaux routiers sont à l’origine d’une pénurie d’eau qui a duré plusieurs jours et dont les conséquences sont « insupportables », surtout pour les habitants des immeubles qui ne cessent de laisser exploser leur colère crucial, il est vrai que les dommages sur ce réseau sont prévisibles du fait que la conduite AEP se trouve le long de la RN75, ce qui devrait pousser l’APC à trouver une solution urgente et nécessaire afin d’y remédier. Interrogés, un vice-président et un responsable communal, ayant confirmé cette pénurie qui affecte plus de la moitié de la population globale de la commune, ont de surcroît reconnu que l’APC n’est pas en mesure de répondre à tous les besoins des villages en manque et qui s’approvisionnent par le biais d’un camion-citerne, du moment qu’elle se charge aussi d’alimenter les écoles et les structures sanitaires.

Ce qui laisse les habitants de 9 villages susnommés livrés à eux-mêmes. Ils ont du mal à se procurer de l’eau et les seuls d’ailleurs qui répondent à la rescousse des « sans eau », ce sont les propriétaires de fourrages. La commune de Barbacha est dotée, de deux grands réseaux AEP, sans compter les autres captages locaux. Elle est, a priori, la commune ayant investi dans ce domaine, sans pour autant arriver à satisfaire la population, voire à éviter des pénuries, qui même en hiver poussent des habitants à « s’exiler » vers d’autres villes. Ainsi, l’absence totale d’une politique de gestion hydrique, le manque de fermeté pour rendre attractive la régie des eaux communales et peut-être l’incohérence même qui règne au sein de l’actuel APC, sont autant de symptômes et de signes qui laissent dire que le manque d’eau reste un sort réservé aux habitants de cette commune, même si l’artère principale du centre communal est parsemée de flaques d’eau.

Nadir Touati