Une cantine qui tarde à ouvrir

Le nouveau CEM d’Aït Khelili, un établissement qui a ouvert ses portes à l’orée de l’année scolaire 2005-2006, demeure toujours, au grand dam de ses élèves, dépourvu de cantine. En effet, les 600 élèves inscrits dans cet établissement bâti à Agoulmine, non loin du siège de la mairie, continuent à prendre leur mal en patience et espèrent que l’ouverture de la cantine de leur collège ne saura tarder, cela afin de les aider à suivre leur cycle pédagogique dans des conditions favorables. Le chantier de construction de la cantine a été achevé depuis plus de deux mois et l’infrastructure n’attend que son aménagement et sa dotation en personnel qui se chargera de sa mise en fonction.

La Direction du collège a cherché, plusieurs mois après l’ouverture du collège, une solution provisoire pour palier au manque de cantine. Cette solution consiste en le partage avec les élèves de l’école primaire d’Agoulmim jouxtant leur établissement et l’utilisation de leur cantine, et ce en attendant que le réfectoire propre au CEM ouvrira ses portes. Néanmoins, force est de reconnaître que l’exiguïté de la cantine du primaire et le manque de personnel y affecté n’arrange nullement les élèves dont bon nombre d’entre eux-mêmes et ceux des villages lointains ne bénéficient pas encore de la faveur de déjeuner avant de reprendre les cours de l’après-midi. Aux dernières nouvelles, le calvaire de ces élèves ne tardera pas à être réceptionné, et il ne manque que l’envoi du personnel qui se chargera de sa gestion pour commencer à servir les repas. On annonce même que les élèves pourront prendre leur bouffe dans leur nouvelle cantine à partir du troisième trimestre soit au mois d’avril prochain. Voilà une nouvelle qui réjouira à coup sûr les élèves de ce nouveau CEM ainsi que leurs parents. A rappeler que l’association des parents d’élèves de cet établissement ne cesse depuis l’an dernier, soit juste après l’ouverture de cet établissement, d’exiger l’amélioration des conditions de vie des élèves inscrits dans cet établissement. Ils axent leurs revendications sur l’ouverture de la cantine, l’installation des chauffages dans les salles et l’aménagement d’une cour de récréation qui profitera aux élèves. Cette dernière revendication demeure à ce jour insatisfaite et se présente comme le tendon d’Achille face aux élèves. Les responsables concernés n’ont pas trouvé la solution afin de doter ce bel ouvrage d’une cour, car l’exiguïté de l’assiette sur laquelle il a été implanté a fait que le pavillon pédagogique a occupé la quasi totalité de l’assiette, d’où la difficulté d’aménager une cour.

Mad M.