Les nouveaux hadjis rompent avec une ancienne coutume

D’un commun accord, les nouveaux hadjis du arch Amchedall ont rompu cette année avec l’ancienne coutume qui veut que le nouveau hadj doit rester chez lui à son retour de la Mecque au moins pendant quinze jours et éviter de se montrer à l’extérieur durant les deux semaines qui suivent son retour, le hadj consacre tout ce temps à recevoir ses visiteurs qui affluent de partout et chaque visiteur doit partager avec le hadj un repas ou au moins un café et des friandises, ce qui nécessite la mobilisation de toute la famille et des proches pour servir tout ce beau monde qui forme, particulièrement la première semaine, des chaînes interminables, et qui transforme, carrément ce qui devrait être une fête en un… chantier culinaire ou serveurs et cuisiniers travaillent d’arrache pied et sans relâche à raison de 12 heures par jour.

Le pèlerin quant à lui subit un véritable calvaire en puisant dans les dernières forces qui lui restent, après son long périple pour tenter de rester debout et pouvoir accueillir les visiteurs qui ne lui laissent aucun moment de repos dont il a pourtant grand besoin de jour comme de nuit.

Pour ces hadjis, les moments les plus difficiles restent ceux qui suivent leur retour.

Cette année les hadjis sont sortis le lendemain même de leur arrivée en se rendant à la mosquée, ils y rencontrent tout ceux qui devaient leur rendre visite coupant ainsi court à une tradition qui n’a aucun sens et en même temps économisent d’incroyables dépenses supplémentaires et préservent ainsi leurs familles et proches d’un pénible travail s’étalant sur plusieurs jours.

L’abandon de cette tradition est une décision à laquelle ont adhéré tout les citoyens du arch, vu que le rituel s’en retrouve simplifié, c’est aussi un signe du modernisme des mentalités qui se débarrassent peu à peu d’un système archaïque et dépassé et qui place le pèlerinage dans son contexte exact.

Omar Soualah