Quand la lumière s’en va

L’hiver, dans les montagnes, c’est connu : c’est une période de froid, de pluie et de vent. Et le vent, c’est connu, peut causer de gros dégâts quand il est violent : il emporte les toitures des maisons, il arrache les arbres et les poteaux électriques…

Quand les poteaux électriques sont arrachés, le courant est coupé… Mais il n’y a pas que les poteaux électriques qui coupent le courant. Il y a les travaux qui ne finissent pas, les délestages aussi… Pour les citoyens, quelles soient les causes invoquées, le résultat est toujours le même : ils sont plongés dans le noir et c’est une partie de leur vie quotidienne qui est paralysée !

Sans électricité, point de radio et de télévision, autrement dit, pas d’information et pas de distraction. Le réfrigérateur est arrêté. C’est, pour les réserves alimentaires, la coupure de la chaîne du froid : les aliments périssables, comme la viande, le lait ou les yaourts se détériorent vite et sont perdus.

Beaucoup de gens se chauffent à l’électricité : c’est donc le froid et l’obligation de recourir au gaz butane, qui n’est pas toujours disponible. Les ménagères, elles, ne peuvent pas utiliser leurs matériels électroménager : Les moulins, batteurs et autres hâchoirs qui fonctionnent au courant électrique. Les téléphones fixes qui fonctionnent à la batteries et les téléphones portables ne peuvent être rechargés.

Que de pannes se produisent, on l’admet aisément, mais qu’elles se reproduisent régulièrement et surtout qu’elles durent de longues heures, voire des jours, c’est insupportable !

S. Aït Larba