Invité, lundi, du forum de Radio-Soummam, le directeur du dispositif ANSEJ, à Béjaïa, a fait état de 4 200 micro-entreprises créées dans la wilaya grâce à ce dispositif depuis sa mise en place, il y a neuf années. Une performance, a-t-il affirmé, dans la mesure où elle hisse la wilaya de Béjaïa à la seconde ou troisième place à l’échelle nationale en termes de création d’emplois de jeunes dans le cadre du dispositif ANSEJ.
Un nombre d’emplois directs qui dépasserait les
12 600, « si l’on multiplie par 3 le nombre d’emplois créés par les 4 200 micro-entreprises ; la plus basse évaluation puisque c’est le minimum de postes directs que génère la plus petite entreprise, tel un minibus de transport, qui emploie jusqu’à quatre personnes », a-t-il expliqué. ‘L’intervenant s’est donc félicité du bilan « très positif » du dispositif à l’échelle locale, non sans enchaîner sur les contraintes et faiblesses qui le caractérisent ». Ainsi, M. Hammouche citera les difficultés d’accès au foncier industriel, la limitation pénalisante du bail de location du local commercial par les propriétaires à 23 mois, l’accès aux marchés publics dont les conditions dépassent les capacités des micro-entreprises et PME créées par le biais de l’ANSEJ. Par ailleurs, M. Hammouche, sur le même chapitre, s’est interrogé sur la question des contrainte bancaires, notamment par rapport à la condition « arbitraire » qu’imposent « certains zélés » de l’administration bancaire à l’octroi du prêt, à savoir l’hypothèque immobilière en guise de garantie. « Un critère qui n’est pas à la portée de la majorité des postulants aux prêts bancaires et que la réglementation régissant le dispositif ne prend pas en compte », a-t-il expliqué.
Une contrainte, outre la durée trop courte du remboursement du prêt, qui devrait être levée grâce à de nouvelles mesures ; les unes en vigueur et les autres à venir, dont la décentralisation de la décision administrative, la suppression par ailleurs de l’hypothèque sur l’immobilier et les facilitations d’accès aux crédits d’exploitation, selon l’intervenant. Autre anomalie dénoncée par M. Hammouche : le peu d’intérêt que manifestent les P/APC et « certains » chefs de daïra à la mission du dispositif. Ainsi, « nous avons saisi l’ensemble des P/APC et chefs de daïras pour qu’ils mettent à notre disposition une banque de données locale concernant les activités à développer au sein de ces localités en fonction des besoins et spécificités de chacune. Pour toute réponse nous avons eu droit à leur accord de principe ! » a-t-il déploré. « Nous en sommes à cet accord de principe 5 ou 6 ans après les avoir sollicités » regrette-t-il.
Hakim. O.
