La galère des bouchers

S’il y a bien une corporation qui souffre le plus dans la commune Seddouk, c’est certainement celle des bouchers. En effet, la galère qui leur colle à la peau n’en finit pas depuis que les services d’hygiène, il y a environ cinq ans de cela, ont décidé la fermeture de l’ancien abattoir situé dans une cité urbaine, au centre-ville, lequel a été récupéré par son propriétaire qui vient d’ériger un mur d’enceinte entourant la bâtisse. Ceci étant, la municipalité a mis en place en 2004, le projet de construction d’un nouvel abattoir sur un terrain vague de 1 500 mètres carrés de superficie, situé sur la zone d’activité. Le coût prévisionnel du projt a été évalué à 11 millions de dinars. L’APC de l’époque avait compté pour son financement sur l’Agence foncière locale, laquelle suite au décret ministérel promulguant le gel des activités des agences foncières a suspendu les payements. De ce fait, l’entreprise qui a entamé les travaux a butté alors sur des problèmes de réglement dès la présentation de la première situation des travaux. Ballottée entre les deux organismes (APC et Agence foncière locale) qui se rejetaient la respnsabilité, ladite entreprise n’a pas trouvé d’autres solutions que d’abandonner les travaux au grand dam des bouchers qui ont sombré encore une fois dans le désespoir, du fait de voir les travaux de cette nouvelle structure d’abattage renvoyés aux calendes grecques. Cet édifce abandonné à son sort, il y a maintenant environ trois ans, commence à subir des dégradations qui, déjà, rendent son état lamentable. Pendant ce temps, l’errance perdure chez les bouchers qui continuent à broyer du noir en allant égorger leurs bêtes dans les communes avoisinantes ayant encore en service leurs abattoirs. Devant cet état de fait lamentable, le moins que l’on puisse dire est les autorités locales ne semblent pas inscrire au sommet de leurs préocupations cet édifice en détresse dont les gros oeuvres se dégradent au fil des ans.

I. Beddar