l Le Centre culturel français a abrité hier à 16h30 un débat autour de l’ouvrage de l’écrivain, ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances français, sociologue, économiste et scénariste, Azouz Begag. Cette rencontre a été animée par le journaliste culturel Ameziane Ferhani.
Azouz Begag est né le 5 février 1957 à Sétif. Il a vécu par la suite en France avec l’émigration de ses parents qui étaient obligés de quitter l’Algérie à cause des vicissitudes de la vie de cette époque-là. Il est issu d’une famille modeste dont il a hérité la modestie et le sens des responsabilités. Begag est un homme talentueux, comme l’avait décrit l’animateur du débat, en le présentant à l’assistance nombreuse. « C’est un homme qui possède à chaque doigt un talent », a-t-il déclaré.
Durant cette conférence, Azouz Begag a fait une présentation de l’ensemble de ses ouvrages, dont le dernier : « Voyage en famille en Algérie ». Dans son intervention, il a relevé que l’œuvre Mes parcours, qui était au centre de cette rencontre, raconte sa vie et celle de sa famille et surtout des souvenirs de son enfance. Ce qui l’avait marqué le plus : quand il voyait son père apprécier les discours du président égyptien Djamel Abd El Nacer, en disant que c’était un grand homme. « A ce moment, j’ai souhaité devenir président pour revoir la lueur dans les yeux de mon père. Quand je suis allé au collège, la maîtresse nous a demandé d’écrire sur le cahier de classe nos souhaits pour l’avenir, j’ai écris que je voulais devenir président de la République », a-t-il confié. En outre, il a parlé du « problème des émigrants qui observent la loi du silence. Ils évitent de commenter ou simplement de donner leur avis par peur du rejet ou ignorance. Ces émigrants, qui sont nos parents, refusaient ou ne pouvaient pas s’intégrer dans la société française. Ils pensaient toujours au retour auprès des leurs », a-t-il observé. « La violation de toutes les règles de bonne gouvernance, de démocratie et de la Constitution française, dans la forme comme dans le fond, heurte les consciences car on n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi cette marginalisation et pourquoi ce long silence de la part des émigrants. C’est certainement cela qui m’a poussé à prouver que le fils du simple ouvrier peut arriver à trouver sa place parmi les grands ». Au moment où l’on m’a nommé ministre, j’avais souhaité la présence de mon père pour accomplir la promesse de mon enfance.
Kafia Aït Allouache
