l Le petit élevage qui demeure de loin le créneau le plus en vue, mais aussi en vogue dans cette région de Maâtkas, serait en passe d’être l’activité créant le plus d’emplois et de richesses.
En effet, passée la psychose de la grippe aviaire qui a poussé plusieurs aviculteurs à baisser le rideau de par la diminution de la demande, et pas ricochet, la baisse des prix, les agriculteurs semblent changer d’avis depuis le mois de septembre où l’on a vu des dizaines de petits éleveurs reprendre du service. En effet, de par sa vocation agricole par excellence, la circonscription de Maâtkas ne pouvait échapper à cette logique de la nécessité de développer ses capacités agricoles. Ce secteur primaire demeure parmi les plus importantes opportunités à même de créer davantage d’emplois et de richesses et du coup lutter contre ce chômage, sans cesse, grandissant. L’élevage justement est en train de connaître un authentique essor.
Plusieurs jeunes, autrefois sans emploi, ont réussi en l’espace de quelques années à créer de florissantes micro-entreprises agricoles. Ainsi, les clapiers (lapins) commencent à pousser comme des champignons aux quatre coins de la circonscription en plus des multiples ruchers qui naissent ça et là, grâce particulièrement à l’assistance des différents programmes de soutien étatique.
En revanche, le grand élevage (ovins et bovins) considéré comme le plus délicat, et par conséquent le moins rentable est toujours au stade embryonnaire de par aussi les gros capitaux que cela nécessite pour y investir.
Idir Lounès
