L’électrification rurale : 2007, et toujours dans le noir…

Malgré l’implantation de poteaux électriques depuis maintenant plus d’une année dans les différentes localités d’Aghbalou, ces derniers ne sont toujours pas reliés par des câbles censés alimenter en énergie électrique les 170 foyers des hameaux et quartiers d’Agamadh, Tamurt Gighil et Bouaklane.

Certes, les autorités locales ainsi que la DMI n’ont pas été avares en promesses à maintes reprises à l’adresse des « sans lumières ». « Incessamment, prochainement, bientôt », demeurent les sempiternelles réponses prêtes à l’emploi.

Visiblement insatisfaits à juste raison de ces promesses non tenues, les habitants de ces localités n’ont de cesse d’interpeller les pouvoirs publics sur ce qu’ils qualifient de  » négligence « .

Si l’on sait que l’énergie électrique fournie par les groupes électrogènes revient très cher, les foyers dépourvus d’électricité n’ont d’autres moyens que celui de la rétrocession. Même si ce procédée auquel ont souvent recours bon nombre de gens est formellement interdit par la loi, la plupart des foyers continuent tout de même de braver cette interdiction, et il n’est pas rare de voir pendouiller ici et là des câbles non conformes et surtout dangereux. Des fils qui représentent un danger réel mais qui demeurent l’ultime recours de ces ménages qui souffrent du mépris affiché à leur égard par les services concernés. Les responsables locaux que nous avons récemment interrogés à ce sujet ont une fois de plus réaffirmé leur volonté de mener à terme ce projet. La question qui subsiste à l’heure actuelle est de savoir quand tous ces foyers seront réellement alimentés en électricité et si d’ici là aucune perte en vie humaine ne sera à déplorée.

DJ. M.