A l’instar des villages et bourgs de la commune de Taghzout, le village Ighil Oumanchar n’est pas épargné par le manque flagrant de plusieurs commodités. Ighil Oumanchar est implanté à une vingtaine de kilomètres à l’Est du chef-lieu de la commune de Taghzout et à 3 km de celle d’Ath Laâziz.
De ce fait, lors de notre passage au village, un jeune nous a déclaré que les habitants – une centaine d’âmes-vivent dans des conditions précaires. Selon notre interlocuteur, la pénurie d’eau potable cause des ennuis à la population. A souligner que le village est alimenté par un château d’eau situé dans la localité d’Ath Kadhi, lequel dessert aussi l’ensemble des hameaux. » L’eau se fait rare et le liquide coule une fois par semaine. « Par ailleurs, et à l’heure des grandes technologies, les habitants dudit village réclament à ce jour un réseau d’assainissement, une maison de jeune et une école primaire.
A ce titre, les potaches issus d’Ighil Oumanchar font un parcours de combattant de 3 km vers le village Bezzit –Haut pour suivre leur scolarité. C’est un calvaire pour nos enfants, il faut implanter une école » Notre interlocuteur a enchaîné en disant que le découpage administratif n’arrange pas l’ensemble des citoyens puisque pour lui le village est situé à quelque 3 km du chef-lieu de la commune d’Ath Laâziz et afin de se faire délivrer un quelconque document administratif à la mairie de Taghzout il faut faire un détour de plus de 20 km via la ville de Bouira. En bref, Ighil Oumanchar est enclavé. La population lance un appel pressant aux autorités concernées pour que leur village ne soit plus marginalisé.
A. Fedjkhi
